Exemples d’Informations attendues : Nom, symbole, Nombre atomique, groupe, période, configuration électronique , Masse atomique, isotopes Étymologie du symbole, étymologie du nom de l'élément. Ajouter les références à la littérature pertinente. Il est possible que cette référence puisse vous aider : https://lelementarium.fr/ Pour la bibliographie , suivre la note en annexe sur les conventions bibliographiques de format général [TYP-AUT-aaaa]
Autres informations générales sur l'élément
Le ruthénium (Ru, Z=44) est un métal de la famille des platinoïdes, plus communément appelée PGM, très utilisé dans le monde de la chimie. Découvert en 1844 par Karl Ernst Claus, le ruthénium vient du latin ruthenia qui désigne la région actuellement connue comme étant la Russie. Il s’agit d’un métal de transition de la huitième colonne du tableau périodique ([Kr] 4d7 5s1) et de masse atomique moyenne 101,07 u. Il possède 34 isotopes dont sept stables (96Ru, 98Ru,99Ru, 100Ru, 101Ru, 102Ru et 104Ru) qui constituent l’intégralité du ruthénium présent sur terre, le plus abondant étant 102Ru (31,5 %). Les états d’oxydation du ruthénium s’étalent de 0 à +8 mais les états d’oxydation les plus communs sont +2, +3 et +4. Dur, cassant et dense (12,30 g.cm-3), il fond à 2310 °C, est inerte vis-à-vis de la plupart des autres produits chimiques et possède d’excellentes propriétés catalytiques.
Le site "wiki éléments-Terre" propose déjà un texte sur cette section. A vous de trouver la donnée demandée pour l’élément en question ainsi que la référence à partir de laquelle vous avez tiré l’abondance. L'abondance est généralement exprimée en % et si possible en valeur absolue (en masse) dans croute terrestre (et autres réservoirs terrestres majeurs éventuels). Nous vous proposons de voir si cette référence peut vous être utile Bihouix, Philippe, and De Guillebon, Benoît. Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société. N.p., EDP Sciences, 2013.
Grandes lignes des localisations géographiques de la distribution sur terre si utile
Afin d’estimer la quantité d’un élément dans un référentiel, la notion d’abondance permet de donner un ordre de grandeur. En effet, l’abondance représente la quantité relative d’un élément dans un référentiel. Par exemple, dans la croûte terrestre, l’abondance de l’élément à remplir : XX est de nn% [LIV-BIH-2013].
Quantité sur Terre et modèles
Le ruthénium est présent dans la croûte terrestre à hauteur de 0,001 mg/kg. On le retrouve également dans la croûte océanique avec 0.0000007 mg/L. Par ailleurs, cet élément est principalement extrait de minerais de platinoïdes dont les réserves mondiales s’élèvent à 71 kT dans le monde. Au sein de ces gisements, le ruthénium est grossièrement estimé à 5,5 kT (98% Afrique du sud, 1% Russie 1% Zimbabwe).
De plus, la production annuelle de Ruthénium est de 40 tonnes dominées par l’Afrique du Sud (89,80%) suivie du Zimbabwe (4,5%), la Russie (4,2%) et le Canada (1,4%). Il est important de noter que le ruthénium est couplé à d’autres métaux dans les platinoïdes, cela rend l’évaluation précise des ressources mondiales de cet élément reste difficile.
[LIV-BIH-2013] Bihouix, Philippe, and De Guillebon, Benoît. Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société. N.p., EDP Sciences, 2013.
Modèles utilisés pour l'analyse détaillée : Ici, nous étudierons les flux de matière d’origine anthropique liés à un élément chimique en reprenant des catégories présentes dans le modèle de Graedel du cycle global d’un élément, voir Figure 1.2.1 [ART-GLA-2019].
Figure 2.1 - Modèle simplifié d'analyse des flux de matière d'origine anthropique liés au cycle global d’un élément [ART-GLA-2019].
Nous essayerons de faire ressortir surtout la relation entre la quantité de l'élément présente sur Terre, et:
les réserves de cet élément la production (extraction /transformation /raffinage) de cet élément les procédés des transformations les usages plus communs l’effet de ces équilibres sur l’environnement et la présence éventuelle de conflits sociétaux liés à ce dynamique
Ces analyses se basent sur plusieurs définitions dont par exemple celle de Réserve : «Une Réserve (ou réserve prouvée de façon plus précise) est une ressource identifiée et explorée, que l’on peut effectivement extraire (légalement, et techniquement) au prix actuel. »
Cette façon de poser le problème définit donc aussi un « ici » (même si cet « ici » reste souvent impensé), autant pour qui écrit et pour qui lit ce site, parce qu’ielles s’appuient sur cette définition qui est située dans une façon parmi d’autres de concevoir un rapport au monde. L’analyse sera donc exposée en partageant les données qui relèvent de la définition de Réserve dans cette section (section 2) sous le titre de “maintenant et ici”. Les données qui relèvent d’autres aspects (tels que les prévisions pour les utilisations à venir et les (nouvelles?) technologies associées , les effets attendus – environnementaux et sociaux -, ainsi que les scenarios proposées), seront présentées dans la section suivante (section 3) sous le titre “Demain et ailleurs”
Exemples d'Informations attendues : Quantité de Réserves pour l’élément, quantité de ressources pour l’élément, précisions sur les conditions pour lesquelles ces quantités ont été estimées. Des figures, avec par exemple la carte avec les principales réserves ou ressources sont les bienvenues
La notion de réserves base (ou possible) est utile pour se rendre compte des quantités identifiées d'un élément sur terre. Elle est définie par la quantité connue et démontrée d'un élément, non exploitable économiquement à l'heure actuelle.
Dans le cas de l'élément étudié ici, la réserve de base ...
Le ruthénium est un métal rare, se classant au 78erang des éléments de la croûte terrestre avec une abondance de seulement 0,001 ppm. Pour évaluer les quantités identifiées d’un élément sur Terre, on privilégie souvent la notion de ‘réserve de base’. Celle-ci se définit par la quantité connue et démontrée d’un élément, même si elle n’est pas jugée exploitable à l’heure actuelle.
Dans le cas du ruthénium, les ressources mondiales identifiées dépassent 100 000 tonnes pour l’ensemble du groupe des platinoïdes. La teneur en ruthénium correspond approximativement à 10 % de celle du platine au sein des gisements miniers, avec une moyenne de 11 % en Afrique du Sud contre une proportion nettement inférieure en Russie. En appliquant ce ratio aux réserves mondiales de platinoïdes, on estime les ressources terrestres de ruthénium entre 10 000 et 12 000 tonnes.
La notion de réserves (ou réserves prouvées) d’un élément, quant à elle, permet de mieux visualiser la quantité actuellement exploitable. Elle représente la partie des ressources ultimes de cet élément qui est économiquement ou légalement exploitable.
Dans le cas de l'élément étudié ici, la réserve ...
La réserve d’un élément, quant à elle, permet d’évaluer la quantité actuellement exploitable. Elle représente la part des ressources totales économiquement et légalement extractible au prix du marché. Dans le cas du ruthénium, les réserves mondiales exploitables sont estimées à 5 600 tonnes. Celles-ci présentent une concentration géographique extrême :
• Afrique du Sud : ~98 % des réserves
• Zimbabwe ~1 %
• Russie : <1 %
L’incertitude sur ces chiffres reste élevée (de l’ordre de 2 à 3 %). Le ruthénium étant un sous-produit, sa réserve « économique » fluctue selon le cours du platine ou du nickel. Si le prix du métal principal chute, les 5600 tonnes de réserves pourraient devenir techniquement inexploitables du jour au lendemain. Sur le terrain, l'extraction impacte massivement les bassins versants du Limpopo en Afrique du Sud et les écosystèmes fragiles de Sibérie autour de Norilsk. Les populations locales y dépendent des ressources en eau de plus en plus polluées ou rares.
Références section 2.1:
[LIV-HAY-2016] : William M. Haynes, « CRC Handbook of Chemistry and Physics : A Ready-reference Book of Chemical and Physical Data », CRC Press, 2016
[ART-BAT-1963] : George L Bate , J.R Huizenga, « Abundances of ruthenium, osmium and uranium in some cosmic and terrestrial sources » , Geochimica et Cosmochimica Acta, 27 (4), 345 – 360 (1963). DOI : https://doi.org/10.1016/0016-7037(63)90076-0
[ART–HUG–2021] : Anthony E. Hughes, Nawshad Haque , Stephen A. Northey and Sarbjit Giddey , « Platinum Group Metals: A Review of Resources, Production and Usage with a Focus on Catalysts », ressources , 10 (9) , 93 (2021). DOI https://doi.org/10.3390/resources10090093
[WEB-MIN-2023] : « Ruthenium (Ru) », Mineralinfo. Consulté le 03/03/2026 [En ligne]. Disponible sur : https://www.mineralinfo.fr/fr/substance/ruthenium-ru#chapitre-3869/
[RAP-USG-2024] : U.S. Geological Survey (USGS), « Mineral Commodity Summaries 2025 », 2025. DOI : https://doi.org/10.3133/mcs2025
[LIV-HAR-1992] : H. L. Hartman, « SME mining engineering handbook, Third Edition », Society for Mining, Metallurgy, and Exploration , 1992 .
[WEB-NEW-2022] : « Fuel for the future ? Water insecurity in South Africa’s Platinum Belt », New Security Beat. Consulté le 03/03/2026 [En ligne]. Disponible sur : https://www.newsecuritybeat.org/2022/05/fuel-future-water-insecurity-south-africas-platinum-belt/
[RAP-VOI-2021] : ONG Voices, « Nornickel: Toxic Business at the Expense of Indigenous Peoples », 2021.
Exemples d'Informations attendues : ⚙️ Grandes lignes des Procédés de transformation majeurs du gisement naturel majoritaire origine de l'élément jusqu'au(x)usage(s) les plus importants qui contiennent cet élément (ex. éléments de génie de procédés dans les étapes de : extraction/ transformation - purification vers forme élémentaire (si pertinent) ou intermédiaire majeure de la filière/ étapes successives vers usages finaux). 📊 Spécifier la gamme de teneur en élément du minerai ( pour les métaux, adapter m pour les non métaux) qui est compatible avec la réponse qui vient d'être donnée. Si plusieurs technologies coexistent pour exploiter des minerais ( pour les métaux, adapter pour les non métaux) à teneur différentes, les décrire séparément si possible. Des schémas de transformation sont les bienvenues. 📈 Production (exprimée en Tonnage) de l'élément transformé (spécifier année ). Grandes lignes des la distribution géographique de la production ( autres types d'aspects liée à une distribution inégale peuvent être mentionné si pertinent ex. pour quelle fraction de (quelle) population?). :… ?
Possibilité de sous- diviser cette section (2.2.1, 2.2., etc) selon la complexité des étapes de transformation -ex. intermédiaires de produits semi-finis à finis)
De la ressources aux produits finis
Le procédé industriel de production du Ruthénium suit un schéma bien précis :
1-Mise en solution des métaux du groupe du platine
2-Séparation spécifique du ruthénium :Extraction par solvant (méthode privilégiée) ou Distillation
3-Récupération du ruthénium métallique
4-Transformation vers les usages industriels majeurs
La teneur en platinoïdes des minerais d’Afrique du Sud est comprise entre 3 et 10 g/t. Or, la teneur en ruthénium correspond approximativement à 10 % de celle du platine au sein des gisements miniers. Soit une teneur en ruthénium entre 0.3 et 1g/t de minerais selon la richesse du gisement. Il est à noter que plus de 50% du ruthénium consommé est aujourd’hui issu du recyclage, particulièrement dans le secteur des catalyseurs. Ces opérations, pilotées par de grandes compagnies soulèvent des défis écologiques majeurs. En effet l‘extraction des platinoïdes nécessite énormément d'eau ce qui provoque des risques de pollution de l’eau.
Exemples d'Informations attendues : Usages et services sociétaux les plus importants. Grandes lignes de la distribution géographique des utilisations
Usages et services principaux
Le ruthénium est un métal stratégique dont les applications sont multiples. L’industrie électrique et électronique représente 29 % de ces utilisations : disques durs, contacteurs, puces résistives, thermostats, panneaux solaires peuvent être produits grâce au ruthénium.
L’industrie chimique, quant à elle, occupe 47 % des utilisations mondiales de ce métal. Il y joue un rôle spécial, notamment dans la production de catalyseurs pour des réactions de métathèse, la synthèse d’ammoniac, et les procédés de raffinage dans l’industrie pétrolière. Le graphique suivant donne un modèle d’évolution exponentiel de l’utilisation du ruthénium pour les années à venir.
image Estimation_utilisation_Ru.png (0.3MB)
En se basant sur l’équation de courbe obtenue le modèle prédirait un pourcentage d’utilisation du ruthénium dans l’industrie chimique autour de 80% d’ici à 2030. Ce modèle est cependant limité car il prédit plus de 100% d’utilisation d’ici l’année 2033.
L’électrochimie, est une industrie qui consomme 12% du ruthénium produit. Ce dernier sert de revêtement aux électrodes dans l’électrolyse de saumures pour la fabrication du dichlore et de l’hydroxyde de sodium. Cette utilisation a suivi une tendance globalement stable entre 2010 et 2014 ; on peut donc s’attendre à une demande similaire pour les prochaines années, malgré une possible légère inflexion baissière.
Les 12% restants se répartissent majoritairement entre la métallurgie et l’automobile. Le ruthénium entre dans composition d’alliages et de superalliages dans l’aéronautique et sert de renforcement anti-corrosion du titane, (l’ajout de seulement 0,1 % de Ru au titane permet d’augmenter considérablement sa résistance). Dans l’automobile, un alliage platine-ruthénium recouvre les bougies d’allumage de véhicules de compétition, offrant une résistance extrême à la chaleur et aux contraintes mécaniques.
Ces données, basées sur des rapports de 2025 concernant l’exercice en 2024, soulignent également des usages spécifiques en forte croissance :
En catalyse industrielle, outre la synthèse d’ammoniac, le ruthénium est utilisé en Chine comme catalyseur dans la production de caprolactame et d’acide adipique destinés à la production des nylon 6 et 6,6.
En stockage de données, le ruthénium est également utilisé pour élaborer des cibles de pulvérisation cathodique pour des dépôts en couche mince sur les disques durs. Ces dépôts, très minces, de 4 couches atomiques séparent deux couches magnétiques pour créer un couplage antiferromagnétique, permettant d’augmenter significativement la densité du stockage sur le disque dur.
Références section 2.3:
La section des ref 2.3 2.4 et 2.5 est remplissable uniquement en 2.5 et s'affiche a tte les parties :
Exemples d'Informations attendues : Décrire les fins de vie ou les cycles de l'élément après ses usages les plus importants décrits plus haut, mentionner si pertinent réutilisation, recyclage
Fins de vie
Le ruthénium est majoritairement obtenu comme sous-produit de l'extraction et du traitement de minerais de platinoïdes. Présent en quantité infime dans la croûte terrestre il n'est presque jamais exploité seul. Une fois les minerais concentrés, les métaux du groupe du platine (dont le ruthénium) subissent des étapes de fusion et de raffinage hydrométallurgique complexes, permettant d'isoler le ruthénium sous forme métallique de haute pureté.
Ce métal est ensuite intégré en très faibles quantités dans des applications à forte valeur ajoutée : catalyseurs chimiques, composants électroniques (couches minces, résistances, disques durs) ou encore dans certains alliages spécialisés. Cette extrême dispersion rend toutefois sa collecte complexe et coûteuse. Si le taux de recyclage atteint 60 à 90% dans l’industrie chimique grâce aux boucles fermées des catalyseurs, il chute sous la barre des 10 à 20% pour les équipements électroniques grand public. Une part importante de ruthénium est donc définitivement perdue dans les flux de déchets.
Par ailleurs, le cas des déchets nucléaires est particulier : l'isotope ruthénium-106 issu de la fission, nécessite des traitements spéciaux et ne peuvent pas être intégré au système de recyclage classique. En France, alors que le gisement annuel collectable est estimé à 0,3 t, le gisement réellement collecté n’atteint que 0,03 t soit un taux de recyclage de seulement 10%.
Références section 2.4:
La section des ref 2.3 2.4 et 2.5 est remplissable uniquement en 2.5 et s'affiche a tte les parties :
Exemples d'Informations attendues : Impacts sociétaux et environnementaux (à toutes les phases de vie ou du cycle de vie de l'élément : 🔹 i) autour de ses usages les plus importants décrits au point II-1. 🔸 ii) autour de ses usages les plus impactant, néfastes ou bénéfiques (si différents du point i). 🏥 iii)autour des usages les plus importants pour la santé humaine. Exemple possibilité de structurer texte selon impact liées à extraction, production, fin de vie
Impacts Environnementaux et Sociaux
L’extraction et le traitement des platinoïdes entraînent une contamination de l’environnement par ces métaux via les dépôts atmosphériques, les rejets d’eaux usées et le ruissellement de surface. L'exploitation minière dans la plus importante zone d'extraction de platine au monde, en Afrique du Sud a provoqué une pollution notable aux abords de la rivière Hex . Une étude comparative a été menée dans une zone d'extraction et une zone préservée le long de ce cours d’eau. Les analyses ont porté sur la concentration ruthénium dans différentes fractions granulométriques des sols et des sédiments aquatiques. Le potentiel toxicologique a également été évalué sous les recommandations de qualité des sédiments (CBSQG). Les résultats ont révélé des concentrations de platinoïdes (platine et ruthénium) nettement plus élevées dans le secteur minier que dans la zone témoin, confirmant l'impact direct de l’activité industrielle sur l’écosystème fluvial.
Les mines de platinoïdes d’Afrique du Sud, d’où est extrait le ruthénium se situent principalement dans le Nord du pays, notamment autour de Rustenburg. Le développement de ces exploitations entraîne d’importants défis environnementaux : déforestation, dégradation des terres, destruction d’habitats et forte consommation d’énergie. Si certaines entreprises investissent maintenant dans des solutions plus écoresponsables, l’industrie reste une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre et de modifications durables des paysages.
Le gisement de Bushveld, découvert en 1924 par Hans Merensky est une structure géologique unique au monde. Il s’étend sur 66 000 km² avec une épaisseur atteignant 15 km. Ce complexe s’est formé il y a environ 2 053 millions d’années par l’intrusion de magma basique à travers la croûte terrestre. Lors de son lent refroidissement, les minéraux se sont déposés par cristallisation fractionnée en couches homogènes. Dorénavant ce gisement crée beaucoup d’emplois autour du minage et de l’exploitation des minerais dont le ruthénium. Il y a même une ville entière d’employés se développe à proximité de celui-ci.
Les platinoïdes se concentrent dans 3 horizons spécifiques appelés ‘reefs’ situés jusqu’à 2 000m de profondeur :
Merensky Reef d’une épaisseur moyenne de 30 cm
Upper Group 2 (UG-2) d’une épaisseur comprise entre 0,4 et 2,5 m sous Merensky Reef
Platreef qui est plus profond mais beaucoup plus irrégulier.
Enfin, l’intérêt scientifique pour le ruthénium dans l’environnement est aussi lié à la surveillance des activités nucléaires (rejets de traitements, essais, accidents comme celui de Tchernobyl). Sa présence étant quasi exclusivement d'origine anthropique, la compréhension de sa spéciation et de ses voies de distribution devient cruciale dans le contexte de développement de l’énergie nucléaire et de la lutte contre le changement climatique.
Bien que le ruthénium présente des effets néfastes sur l’environnement, il demeure très utilisé dans le traitement de certains cancers, notamment en l’utilisant sous forme de complexe. Ces composés permettent de traiter différentes pathologies, telles que le mélanome ou les cancers de l'ovaire et du sein. L’intérêt pour ces molécules découle de leur synthèse spécifique et de l'utilisation du platine dans les traitements contre le cancer.
Comparativement au cisplatine, l’emploi de composés de ruthénium se distingue par une toxicité moindre, une efficacité accrue et une réduction du nombre d'effets indésirables, ce qui représente un atout majeur par rapport à d’autres traitements. Une autre propriété essentielle de ces composés réside dans leur capacité à cibler les cellules cancéreuses tout en préservant les cellules saines.
Graphiques du potentiel de réchauffement de la planète en kg CO2 eq /kg Graphiques du potentiel de réchauffement de la planète en kg CO2 eq /kg
Le graphique ci-dessus illustre les émissions de CO2 générées lors des différentes étapes de l’exploitation du ruthénium. En effet, l’extraction d’un seul kg de ruthénium entraîne le rejet de 42000kg de CO2. L’étape la plus polluante est le minage suivi de la fonte, puis de la concentration, de la gestion des matières premières et enfin du raffinage.
Le second graphique permet d’observer les émissions de CO2 en fonction des sources d’énergie nécessaire à la production de ruthénium. L’électricité est, de loin, la source dominante : pour extraire 1kg de Ru, la seule production d’électricité nécessaire au fonctionnement des machines et des usines rejette 22 tonnes de CO2. Le transport et d’autres catégories annexes complètent ce bilan pour aboutir à un total de 42 tonnes de CO2 émis par kilogramme de ruthénium extrait et traité.
Pour l’instant aucun conflit majeur n’est directement lié à la demande en ruthénium, bien que celle-ci augmente de manière constante. Toutefois, des tensions avec la Russie, consécutives aux sanctions européennes, ont entraîné un blocage du marché russe.
Par ailleurs, certains accidents d’inhalation directe de RuO₄ ont mis en évidence une rétention primaire dans les régions nasale et buccale, avec une demi-vie biologique d’environ 15 jours. Sous sa forme tétroxyde, le ruthénium peut être partiellement convertie en dioxyde avant inhalation. L’inhalation de RuO₂, quant à elle, provoque une rétention prolongée dans le thorax, notamment au niveau des poumons et les ganglions lymphatiques. Enfin, l’excrétion urinaire sur 48 heures représente environ 70 % de l’excrétion totale pour le ruthénium complexé contre environ 25 % pour le ruthénium inorganique faiblement complexé.
En tant que métal précieux, le ruthénium bénéficie d’un taux de recyclage relativement élevé. En effet, plus de 60% du ruthénium utilisé est recyclé. La majeure partie de ce métal recyclé provient des catalyseurs industriels, des déchets électroniques ou des résidus miniers. Les principaux pays acteurs du recyclage sont la Chine, L’Allemagne, Le Japon, L’Afrique du Sud, Le Royaume-Uni et les États-Unis :
Il existe plusieurs méthodes pour recycler le ruthénium. La plus répandue Exemple d’un procédé de recyclage du ruthénium et du platine
est la pyrométallurgie qui consiste à chauffer les déchets à très haute température afin d’obtenir le métal pur. Cependant, des méthodes plus douces existent comme l’hydrométallurgie. Ce procédé permet de purifier le ruthénium en le solubilisant en solution.
En général, cette solubilisation nécessite l’usage d’additifs, tels que des acides ou des bases, pour transformer le métal en ions. Il est fréquent d’utiliser de l’acide chlorhydrique ou sulfurique, des dérivés soufrés (thiosulfate ou thiourée), des halogénures ou encore des cyanates. De nouvelles méthodes biologiques permettent également la mise en solution du métal. Par la suite, le ruthénium peut être précipité par ajout d’un additif tel que NH4Cl. Une fois cette étape franchie, le métal est obtenu avec un haut degré de pureté.
Références section 2.5:
La section des ref 2.3 2.4 et 2.5 est remplissable uniquement en 2.5 et s'affiche a tte les parties :
2.6.1 Synthèse Abondance, réserves et usages
Le ruthénium est présent dans la croute terrestre à hauteur de 0.001mg/kg. Les ressources terrestres global de ce métal sont estimées entre 10KT et 12KT. Ce métal se trouve au sein des minerais de platinoïdes dont les réserves mondiales s’élèvent à 71KT. Parmi ces réserves, le ruthénium représente environ 5.5 kt, localisées principalement en Afrique du Sud.
Plus de 50% du ruthénium est recyclé, en particulier lorsqu’il est employé comme catalyseur. Ses applications majeures se trouvent dans le domaine de la chimie, ainsi que dans l’industrie électrique et électronique. En outre, il entre dans la composition d’alliages spécifiques, notamment pour le secteur de l’automobile.
2.6.2 Synthèse Impacts environnementaux
L’extraction et le traitement des gisements de platine contenant du ruthénium sont des procédés fortement hydrophages. De plus, le minage et le raffinage constituent des étapes qui, à elles seules, rejettent environ 42t de CO2 par kilogramme de ruthénium produit. Ce mode d’extraction dégrade donc considérablement l’environnement. En effet, les cours d’eau à proximités subissent la pollution générée par les rejets de déchets issu de la production. Avec l'augmentation future de la consommation de ruthénium, l’extension des gisements miniers entraînera inévitablement une hausse de la consommation d’eau, une pollution accrue et une déforestation supplémentaire.
Niveau d'impacts environnementaux pour cet élément
Problèmes environnementaux globaux
2.6.3 Synthèse Conflits et impacts sociétaux
Sur le plan géopolitique, le marché est particulièrement vulnérable face aux crises internationales, comme en témoigne le récent blocage des exportations russes. Une situation similaire en Afrique du Sud pourrait immobiliser la quasi-intégralité des réserves mondiales de ruthénium. Sur le terrain, notamment autour du complexe de Bushveld (Afrique du Sud), la course à la production menace également d’exproprier les habitants de leurs terres. Pourtant, malgré un lourd coût écologique et social, le ruthénium, outre ses applications dans les industries chimiques et électroniques, est à l’origine de véritables avancées médicales pour traiter des cancers complexes, tels que le mélanome ou les cancers du sein et de l’ovaire.
Niveau de conflit pour cet élément
Conflits sociaux
44 Ru - Ruthénium - CPE Lyon - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Business as usual
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ». La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :
- 🌿 " génération frugale" - 🤝 "coopérations territoriales" - 💚 "technologies vertes" - 🔧 "pari réparateur" - ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021] - Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété. - Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée. - Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés. - Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.
Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021] Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.
Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021] Références section 3.1:
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Business as usual
Références section 3.2:
les refs ne sont remplissable que dans la section ref 3.4 et s'affichent dans toutes les sections de ref sur le site (bug du site)
Réferences Business as usual :
Explications sur ce choix de scenario
L’avenir du ruthénium, dans une logique de continuité des pratiques actuelles, repose principalement sur une production stable et ajustée à la demande industrielle. Aujourd’hui, ce métal est majoritairement obtenu en tant que sous-produit de l’extraction du platine et du nickel, ce qui limite naturellement les volumes disponibles. Dans ce scénario, cette dépendance se maintient sans transformation majeure des méthodes d’extraction.
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
L’offre de ruthénium demeure étroitement liée à la dynamique globale du secteur minier, en particulier à celle des métaux du groupe du platine (PGM). Les entreprises minières continuent d’ajuster leur production en fonction de la rentabilité des métaux principaux, ce qui rend l’approvisionnement en ruthénium peu flexible. En cas de hausse de la demande spécifique pour ce métal, il s’avère difficile d’augmenter rapidement les volumes produits, ce qui entretient des tensions constantes sur le marché.
Parallèlement, la demande industrielle poursuit sa croissance, portée par l’essor des technologies numériques et énergétiques. Le ruthénium conserve un rôle essentiel dans les composants électroniques avancés, les dispositifs de stockage de données, les catalyseurs chimiques ainsi que les technologies liées à l’hydrogène. Dans ce contexte, il s’impose comme un métal stratégique dont l’importance ne cesse de croître à mesure que ces secteurs se développent.
À moyen et long terme, entre 2035 et 2050, le marché du ruthénium reste marqué par un déséquilibre structurel entre une offre contrainte et une demande en expansion. Cette situation se traduit par une volatilité persistante des prix, dépendante à la fois des conditions d’extraction, des fluctuations économiques globales et des évolutions technologiques. Les acteurs industriels doivent ainsi composer avec une incertitude durable concernant l’accès à cette ressource.
Références section 3.3:
les refs ne sont remplissable que dans la section ref 3.4 et s'affichent dans toutes les sections de ref sur le site (bug du site)
Réferences Business as usual :
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Dans ce scénario, les efforts en matière de recyclage progressent, mais de manière limitée. Les technologies de récupération du ruthénium à partir des déchets électroniques ou des catalyseurs usagés existent, toutefois leur déploiement reste contraint par des coûts élevés, une complexité technique importante et des infrastructures de collecte insuffisantes. Le recyclage constitue donc une source complémentaire, sans parvenir à modifier en profondeur la structure de l’approvisionnement.
Sur le plan géopolitique, la concentration de la production dans un nombre restreint de pays, notamment en Afrique du Sud, maintient une forte dépendance des États importateurs. Cette situation peut engendrer des vulnérabilités, en particulier face aux risques énergétiques, politiques ou logistiques qui affectent les zones de production. Malgré certaines tentatives de diversification, les équilibres globaux évoluent peu et restent dominés par les acteurs historiques du secteur minier.
D’un point de vue environnemental, la continuité des pratiques actuelles implique la poursuite des impacts liés à l’extraction minière. Celle-ci demeure énergivore, émettrice de gaz à effet de serre et génératrice de nuisances pour les écosystèmes locaux. L’absence de transformation majeure vers des modèles circulaires limite les gains environnementaux potentiels, malgré une prise de conscience croissante des enjeux liés à la gestion des ressources.
Références section 3.4:
les refs ne sont remplissable que dans la section ref 3.4 et s'affichent dans toutes les sections de ref sur le site (bug du site)
Réferences Business as usual :
Synthèse pour le scénario étudié
Enfin, ce scénario reflète une trajectoire d’adaptation progressive plutôt que de rupture. Les acteurs économiques ajustent leurs stratégies pour répondre à la demande, sans remettre en cause les fondements du système productif. Le ruthénium demeure ainsi une ressource critique, dont l’approvisionnement repose principalement sur l’extraction primaire, dans un contexte de contraintes croissantes mais sans transformation structurelle vers une économie pleinement durable.
44 Ru - Ruthénium - CPE Lyon - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Pari réparateur
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ». La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :
- 🌿 " génération frugale" - 🤝 "coopérations territoriales" - 💚 "technologies vertes" - 🔧 "pari réparateur" - ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021] - Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété. - Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée. - Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés. - Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.
Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021] Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.
Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021] Références section 3.1:
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Pari réparateur
Références section 3.2:
Toutes les sections pour écrire les refs ne sont pas remplissable sauf ici (bug du site internet):
Références de la section pari réparateur :
Explications sur ce choix de scenario
Aujourd’hui, l’extraction du ruthénium dépend quasi exclusivement d’un seul pays : l’Afrique du Sud. Cette nation demeure, de loin, le principal producteur mondial et devrait le rester dans un futur proche. Son économie reposant majoritairement sur l’industrie minière, de nombreux projets pourraient voir le jour afin d’optimiser sa production et d’asseoir son monopole sur les métaux du groupe de platine (PGM). Dans ce contexte, le projet Platreef a été lancé et est considéré comme l’un des plus vastes gisements de métaux précieux non encore exploités au monde. Ce type de formation géologique permet une exploitation à ciel ouvert présentant des avantages majeurs : des coûts d’extraction réduits, une mise en œuvre technique simplifiée et une meilleure rentabilité globale.
Par ailleurs, le ruthénium est un composant essentiel pour les puces mémoire, les piles à combustible ou les alliages de haute précision. Il s’est ainsi imposé comme un matériau stratégique de la transition numérique et énergétique. Son marché mondial, estimé à 5,6 milliards de dollars en 2025, devrait atteindre 8,9 milliards d'ici 2035, porté par la croissance des secteurs de l’électronique, de l’hydrogène et des énergies renouvelables. La demande est donc grandissante puisqu’il occupe une place importante dans de nombreux secteurs en développement et des projets de grande envergure voient le jour pour augmenter sa production. En conséquence, la hausse de la demande en ruthénium, associée au développement de nouveaux projets miniers visant à accroître la production, illustre un scénario de type pari réparateur, dans lequel les tensions sur les ressources
Evolution prévisionnelle du marché du ruthénium
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
À l’avenir, le marché du ruthénium devrait rester marqué par de fortes tensions entre une demande en croissance rapide et une offre contrainte. Bien que l’Afrique du Sud conserve sa position dominante, la dépendance à un nombre limité de zones de production, combinée aux risques énergétiques, géopolitiques et techniques, pourrait fragiliser l’approvisionnement mondial. En effet, le pays dépend fortement de l’électricité fournie par l’entreprise publique Eskom. Or, les fréquentes coupures de courant peuvent contraindre les compagnies minières à interrompre temporairement leur production, menaçant ainsi l’offre mondiale de ruthénium.
De plus, l’évolution de la situation politique pourrait influer sur les sites de production et les forcer à fermer ou à se délocaliser vers d’autres pays comme la Russie. Par ailleurs, le projet Platreef en cours de développement en Afrique du Sud ne se concentre pas sur le ruthénium, mais privilégie le palladium, le rhodium et l’or. Ce gisement présente une teneur en ruthénium plus faible que les gisements précédents UG2 et Merensky, ce qui pourrait entraîner une baisse relative de la production de ce métal malgré l’augmentation globale de l’extraction de platinoïdes.
Parallèlement, l’essor des technologies de pointe, notamment les semi-conducteurs avancés, le stockage de données et les filières liées à l’hydrogène devrait renforcer le caractère stratégique de ce métal. Le ruthénium étant un composant majeur de ces secteurs, il devrait faire face à une forte demande dans les années à venir. Il pourrait ainsi devenir un métal critique soumis à une forte volatilité des prix, poussant les États et les industriels à adapter leurs stratégies. En somme, si la consommation de masse liée aux nouvelles technologies se maintient, la demande en ruthénium ne fera que croître et les États devront choisir entre la dépendance envers une Afrique du Sud économiquement fragile ou l’ouverture de leurs propres sites d’extraction.
Références section 3.3:
Toutes les sections pour écrire les refs ne sont pas remplissable sauf ici (bug du site internet):
Références de la section pari réparateur :
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Dans une logique de continuité, les impacts liés au ruthénium devraient se renforcer à toutes les étapes de son cycle de vie. En effet, malgré les incertitudes pesant sur la production en Afrique du Sud, le projet Platreef pourrait devenir l’une des plus grandes mines de PGM à l’échelle mondiale. Le développement du projet se fait en plusieurs phases et s’étend sur plusieurs années.
La phase 1, lancée en 2024, permet de produire chaque année environ 100 000 onces de métaux précieux (platine, palladium, rhodium et or), ainsi que des sous-produits tels que 2 000 tonnes de nickel et 1 000 tonnes de cuivre. La phase 2, prévue pour 2027, vise une montée en puissance significative avec une production annuelle estimée à 450 000 onces de métaux précieux, accompagnée d’environ 9 000 tonnes de nickel et 5 600 tonnes de cuivre. Enfin, une phase 3 est envisagée à l’horizon 2030 pour atteindre plus d’un million d’onces.
Ainsi, bien que ce type de gisement ne possède qu’une faible concentration en ruthénium, le projet Platreef renforce la production globale de PGM, ce qui pourrait entraîner une hausse parallèle de l’extraction en ruthénium. Par la suite, la transformation de ce minerai resterait très énergivore et dépendante d’infrastructures industrielles lourdes, accentuant les émissions de gaz à effet de serre dans un contexte d’approvisionnement énergétique instable. Lors de son utilisation, le ruthénium, bien qu’employé en faibles quantités, deviendrait indispensable dans des technologies de pointe, rendant certains secteurs dépendants de son approvisionnement. Enfin, les enjeux liés au recyclage devraient prendre de l’ampleur dans le débat scientifique ; toutefois, bien que techniquement possible, la récupération du ruthénium demeure limitée, coûteuse et donc incertaine pour le moment.
Références section 3.4:
Toutes les sections pour écrire les refs ne sont pas remplissable sauf ici (bug du site internet):
Références de la section pari réparateur :
Synthèse pour le scénario étudié
L’Afrique du Sud domine largement la production mondiale de ruthénium et devrait conserver cette position grâce à son économie fondée sur l’industrie minière et à des projets d’envergure comme Platreef. Par ailleurs, face à son utilisation croissante dans les domaines numériques et énergétiques, ce métal deviendra de plus en plus convoité. Cependant, l’approvisionnement mondial reste fragile en raison d’une forte dépendance envers ce pays, lui-même confronté à des risques énergétiques ainsi qu’à des incertitudes géopolitiques et techniques. Enfin, les impacts environnementaux et industriels liés à son cycle de vie devraient s’intensifier, portés par une extraction accrue, une transformation énergivore et un recyclage qui demeure encore limité.
44 Ru - Ruthénium - CPE Lyon - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Technologies vertes
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ». La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :
- 🌿 " génération frugale" - 🤝 "coopérations territoriales" - 💚 "technologies vertes" - 🔧 "pari réparateur" - ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021] - Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété. - Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée. - Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés. - Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.
Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021] Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.
Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021] Références section 3.1:
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Technologies vertes
Références section 3.2:
Les sources ne sont pas replissables sauf ici en 3.4 et s'affiche dans toutes les sections (bug du site).
Réfénreces Technologies Vertes:
Explications sur ce choix de scenario
L’accroissement du recyclage du ruthénium s’inscrit dans une dynamique déjà observable aujourd’hui. Ce marché connaît une croissance rapide, estimée entre 5 % et 14 % par an selon les études, pour une valeur pouvant excéder 1,1 milliard de dollars d’ici 2032. Cette progression s’explique par la rareté du ruthénium, la hausse de la demande industrielle (électronique, catalyse, hydrogène) et les contraintes pesant sur l’approvisionnement.
L’actualité récente confirme ces tensions : en 2026, le cours du ruthénium a progressé sous l’effet du développement des technologies numériques, notamment liées à l’intelligence artificielle, qui accroît fortement la demande en composants électroniques. Or, la production primaire demeure limitée et peu flexible, le ruthénium étant un sous-produit de la production du platine. Cette situation renforce l’intérêt stratégique du recyclage en tant que source complémentaire.
Dans ce contexte, les acteurs industriels investissent dans des technologies de récupération plus performantes, principalement à partir des déchets électroniques et des catalyseurs usagés. Le recyclage apparaît ainsi comme une réponse à la fois économique (réduction des coûts et sécurisation des ressources) et environnementale (réduction de l’impact minier). Ces évolutions laissent présager un avenir où le recyclage occupera une place croissante dans l’approvisionnement global. Cette perspective s’inscrit directement dans le scénario « technologies vertes » de l’ADEME, lequel repose sur l’innovation technologique et l’optimisation des ressources pour répondre aux enjeux climatiques. Dans ce cadre, le recyclage devient un pilier de la décarbonation industrielle et participe à l’édification d’un modèle d’économique circulaire.
Estimation du marché mondial du recyclage du ruthénium d’ici à 2032
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Dans une perspective d'accroissement du recyclage du ruthénium, les systèmes industriels évoluent vers une organisation circulaire et technologiquement avancée. Dans les années 2035–2050, le recyclage devient un levier indispensable pour l’approvisionnement en métaux critiques. Les industries structurent des filières spécialisées dans la récupération et la réutilisation du ruthénium, ciblant prioritairement les équipements électroniques en fin de vie et les catalyseurs industriels.
Dans ce scénario, les progrès technologiques permettent d’améliorer significativement les taux de récupération grâce à des procédés plus efficaces et moins onéreux. Parallèlement, les infrastructures de collecte se développent, soutenues par des politiques publiques favorisant l’économie circulaire. Cette transformation s’accompagne d’une meilleure traçabilité des matériaux, facilitant leur réintégration dans les cycles de production.
Dans ce futur, certains pays se spécialisent dans le recyclage des métaux critiques, s’imposant comme des acteurs majeurs sans pour autant disposer de ressources minières propres. La production de ruthénium se diversifie avec la montée en puissance des activités de recyclage et de raffinage local, réduisant ainsi partiellement la dépendance aux zones d’extraction actuelles, notamment l’Afrique du Sud. Toutefois, le recyclage ne peut satisfaire l’entièreté de la demande face à des usages en croissance continue. L’extraction primaire demeure donc nécessaire, bien que la dépendance des États à son égard diminue. Le marché gagne en stabilité, tout en restant sensible aux évolutions technologiques et économiques. Ce modèle préfigure une industrie plus efficiente, où l’innovation réconcilie croissance industrielle et contraintes environnementales.
Références section 3.3:
Les sources ne sont pas replissables sauf ici en 3.4 et s'affiche dans toutes les sections (bug du site).
Réfénreces Technologies Vertes:
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Le développement du recyclage du ruthénium engendre des transformations majeures à plusieurs niveaux. Sur le plan industriel, il favorise l’émergence de nouvelles filières dédiées à la collecte, au tri et au traitement des déchets complexes. Cette dynamique stimule l’innovation et renforce le rôle des technologies dans la gestion des ressources, en cohérence avec une industrie davantage décarbonée.
Sur le plan économique, cette évolution contribue à sécuriser l’approvisionnement en ruthénium, réduisant ainsi la volatilité des prix liée aux tensions sur l’offre. Elle génère également de nouvelles opportunités, notamment dans les secteurs de la valorisation des déchets. Toutefois, ces activités requièrent des investissements conséquents et demeurent sensibles aux fluctuations du marché.
D’un point de vue géopolitique, le recyclage atténue la dépendance envers des zones de production très concentrées, en particulier l’Afrique du Sud. Les États gagnent ainsi en autonomie et en contrôle sur leurs ressources. Cela peut conduire à une redistribution des rapports de force internationaux, au profit des pays maîtrisant les technologies de recyclage.
Enfin, sur le plan environnemental, les impacts sont globalement positifs. Le recyclage permet de limiter les activités minières, réduisant de fait les émissions de gaz à effet de serre et la dégradation des écosystèmes. Il favorise également une meilleure gestion des déchets électroniques, dont le volume est en forte croissance. Néanmoins, ce scénario peut accentuer certaines inégalités entre les nations capables d’investir dans ces technologies et celles restant dépendantes des ressources primaires, tout en posant des défis d’organisation et de rentabilité économique.
Références section 3.4:
Les sources ne sont pas replissables sauf ici en 3.4 et s'affiche dans toutes les sections (bug du site).
Réfénreces Technologies Vertes:
Synthèse pour le scénario étudié
Le scénario étudié met en évidence la montée en puissance du recyclage du ruthénium, impulsée par la rareté de la ressource et l’accroissement de la demande industrielle. Cette évolution, déjà amorcée aujourd’hui, s’inscrit dans une dynamique d’innovation et d’optimisation des ressources. En adéquation avec le scénario « technologies vertes » de l’ADEME, le recyclage apparaît comme un levier essentiel pour concilier la décarbonation et la sécurisation des approvisionnements. Il contribue ainsi à structurer une industrie circulaire, tout en demeurant complémentaire à l’extraction primaire, dont la dépendance ne disparaît pas totalement.
4.1 Comment un élément chimique peut-il dépendre d’un autre ?
Cette section ne requiert pas que vous y ajoutiez des éléments, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 4.2
…extrait tiré de https://greenwashingeconomy.com/mythe-transition-energetique-fressoz/ : “Dans son livre Sans transition – Une nouvelle histoire de l’énergie (2024), l’historien des techniques et de l’environnement Jean-Baptiste Fressoz montre qu’il n’y jamais eu de transition énergétique par le passé – et qu’une décarbonation de l’économie mondiale dans les décennies à venir relève du miracle. L’historien s’attaque au récit « phasiste » qui découpe l’histoire de l’énergie en différents âges : l’âge du bois aurait prédominé jusqu’aux XVIIIe et XIXe siècles où le charbon aurait pris le relais, lui-même remplacé au XXe siècle par le pétrole. Fressoz déboulonne ce mythe de la transition en décrivant longuement les symbioses matérielles passées et présentes entre les éléments du système-monde technologique. Plus concrètement, l’exploitation de nouvelles sources d’énergies et de nouvelles matières ne pousse pas les anciennes vers l’obsolescence, bien au contraire.”. …
En acceptant l’invitation de Fressoz à prêter attention aux symbioses matérielles éventuelles, cette section propose que vous intéressiez à expliciter les interdépendances entre l’élément chimique étudié jusqu’à maintenant et d’autres éléments chimiques. Références section 4.1: … livre Sans transition – Une nouvelle histoire de l’énergie (2024), . Jean-Baptiste Fressoz. Pour une histoire des symbioses énergétiques et matérielles. Annales des mines - Série Responsabilité et environnement, 2021, pp.7-11. ⟨hal-03101307⟩
4.2. Quels autres éléments chimiques co-évoluent avec celui étudié ?
Symbioses matérielles éventuelles : 🔹 i) autres éléments localisés dans les mêmes minerais (spécifier si ces autres éléments génèrent plutôt des déchets ou ont des filières d'exploitation à part entière 🔸 ii) autres éléments qui sont nécessaires aux usages les plus importants (autres "éléments matériels" peut s'entendre au sens chimiques "éléments chimiques" , mais aussi plus large : type d'infrastructure, ... )
Quels autres éléments chimiques co-évoluent avec cet élément chimique ?
Le ruthénium évolue conjointement avec de nombreuses applications en chimie fine, en catalyse et en radiochimie. Il est intimement lié à des technologies de pointe : il assure la catalyse sélective en synthèse pharmaceutique, optimise l’efficacité des procédés industriels chimiques, participe aux solutions de dépollution des émissions et permet des traitements médicaux innovants.
Cependant, l’arrêt de l’extraction du ruthénium impacterait l’ensemble du groupe des PGM (métaux du groupe du platine). En effet, le ruthénium est extrait conjointement avec le rhodium, l’iridium, l’osmium, le platine et le palladium au sein de roches contenant majoritairement du cuivre et du nickel. Les PGM sont présents en très faible quantité, de l’ordre du ppm, dans ces minerais qui contiennent également des composés soufrés. Ainsi, les industries utilisant les métaux lourds seraient grandement affectées, notamment l’automobile, la dépollution de NOx, la production de dihydrogène ou encore l’industrie de la chimie fine avec la catalyse pour la dihydroxylation d’oléfines.
Par ailleurs, en Chine, le ruthénium est utilisé dans certaines applications chimiques de base, notamment par le secteur du caprolactame, qui produit des matières premières pour l’industrie du nylon. Cette application a connu une croissance substantielle ces dernières années, stimulée par l’augmentation des capacités de production des résines nylon 6, utilisées dans une variété de domaines, y compris les plastiques techniques.
Troisièmement, le rôle des catalyseurs au ruthénium dans la fabrication pharmaceutique est essentiel. Les catalyseurs de Grubbs plus spécifiquement, sont les plus utilisés pour les réactions de métathèse. Ces réactions facilitent la production d’intermédiaires pharmaceutiques et d’ingrédients actifs (API - Active Pharmaceutical Ingredients), tout en améliorant les rendements et en simplifiant les procédés de synthèse.
Pour les entreprises pharmaceutiques, il est crucial de s’approvisionner auprès de fournisseurs fiables, capables de garantir une haute pureté, une qualité constante entre les lots et une documentation complète (notamment les certificats d’analyse).
En résumé, ce catalyseur est devenu un outil indispensable pour la synthèse moderne de médicaments. Il permet d’optimiser les procédés chimiques, de réduire les déchets et d’accroître l’efficacité globale de la production pharmaceutique.
La suppression des NOx par la catalyse au ruthénium est un enjeu crucial, notamment dans l’industrie automobile. Elle permet d’éliminer les NOx, des gaz d’échappement issus de la combustion en les transformant en diazote. Ainsi, le ruthénium assure un contrôle efficace des émissions dans les moteurs à combustion interne.
La recherche s’est accentuée ces dernières années sur les moteurs équipés d’une vanne D-EGR (recirculation des gaz d’échappement ciblés), qui permet la recirculation des gaz d’échappement dans un seul des cylindres du moteur. Cette tendance est confirmée par l’apparition de nombreux brevets issus de recherches visant à optimiser la dépollution des NOx. Le ruthénium possède des propriétés permettant d’émettre uniquement du diazote et d’éliminer 90 à 100% des NOx à des températures plus faibles que les autres PGM.
De plus, le sous-produit ammoniacal n’est formé qu'en très petite quantité de l’ordre du ppm ce qui n’est pas le cas pour les autres PGM. La limitation des émissions de RuO 4 (le tétraoxyde de ruthénium) est aussi un enjeu majeur, car c’est un puissant oxydant, très volatil à température ambiante et donc dangereux pour la santé. Des recherches sont donc menées pour prévenir la formation de cet oxydant. En définitive, le ruthénium est un atout majeur pour la dépollution des NOx, particulièrement dans un contexte où la transition électrique semble marquer le pas.
Le ruthénium est utilisé comme catalyseur dans la synthèse d'ammoniac via le procédé KAAP (Kellogg Advanced Ammonia Process). Cet élément est devenu essentiel car son activité catalytique est nettement supérieure à celle du fer (environ 20 fois plus élevée), tandis que d'autres métaux tels que le cuivre, le cobalt ou le nickel s’avèrent bien moins performants en termes de sélectivité.
L'ammoniac est une molécule stratégique employée dans de nombreux secteurs : l’industrie pétrolière, le traitement des métaux, les synthèses organiques, mais aussi la fabrication de composants électroniques, photovoltaïques et, prioritairement, la production d’engrais pour l’agroalimentaire.
Les défis de cette industrie vont s’intensifier face à une demande exponentielle. Une augmentation de la production d'ammoniac de 40% d'ici 2050 est estimée pour répondre aux besoins mondiaux et contribuer à la décarbonation de l’économie. En effet, les enjeux environnementaux imposent le développement d’une production verte "zéro carbone", comme c’est déjà le cas pour certaines usines pilotes au Canada. Actuellement, cette filière ne représente que 1% à 5% de la production mondiale, le reste reposant encore majoritairement sur les catalyseurs au fer traditionnels.
A l’inverse, la production de dihydrogène peut résulter du craquage de l'ammoniac. Le ruthénium sur support d'alumine s’impose comme le catalyseur le plus actif pour cette réaction ; contrairement au fer ou au nickel, qui nécessitent un apport énergétique important avec des températures atteignant 600°C. En particulier, les catalyseurs Ru(1,5)/Al 2 O 3 (3:1) affichent d’excellents résultats en termes de taux de conversion. Ce procédé garantit ainsi un stockage et un transport plus aisés et sécurisés du dihydrogène, contribuant directement à la transition énergétique.
D'autres supports, tels que les oxydes de magnésium et de praséodyme associés à des promoteurs (potassium, césium, lanthane), montrent des performances aussi élevées que l’alumine. Si le ruthénium n'occupe pas encore une place prépondérante dans la production globale d'hydrogène, son implantation progresse grâce à son efficacité et son coût inférieur à celui d’autres PGM tels que l'iridium ou le platine. Néanmoins, son rôle dans le stockage et la libération d'hydrogène demeure majeur, aux côtés du nickel, du platine, du rhodium et du palladium.
Par ailleurs l'utilisation de complexes de ruthénium, dont certains isotopes sont issus des rejets de fission nucléaire, est en plein essor dans les thérapies contre les cancers (mélanomes, ovaires, sein). Le cisplatine, traditionnellement utilisé dans les diagnostics oncologiques, est progressivement remplacé par les isotopes du ruthénium 97 et 106, moins toxiques et présentant moins d'effets secondaires. Cette innovation repose également sur la sélectivité accrue du ruthénium envers les cellules cancéreuses, surpassant celle du gallium 97.
Synthèse
Le Ruthénium est un métal lourd stratégique du groupe des platinoïdes, le ruthénium occupe aujourd’hui une place centrale dans de nombreuses technologies de pointe. Sa rareté, intrinsèquement liée à son extraction conjointe avec les autres PGM, contraste avec la diversité de ses applications : catalyse sélective en chimie fine et pharmaceutique, dépollution avancée des NOx, production et craquage de l’ammoniac pour la filière hydrogène, ou encore développement de thérapies anticancéreuses innovantes
Le ruthénium dépend étroitement des filières d’extraction des autres PGM, il n’est jamais extrait seul, mais uniquement en tant que coproduit des autres métaux du groupe du platine. Sa disponibilité donc directement tributaire des volumes de production du platine, du palladium ou du nickel, ce qui rend son approvisionnement particulièrement sensible aux fluctuations minières et industrielles.
5. Au-delà des savoirs académiques, de la parole institutionnelle et d’autres voix hautes
5.1. Qu'est-ce qui fait autorité ?
Cette section ne requiert pas que vous y ajoutiez des élément s, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez pour remplir la section 5.2
Qu’est ce qui fait autorité ? La Science est-il un régime de vérité parmi d’autres? … Quelle est la place des institutions dans la création de la légitimité d’une parole portée ? Certaines voix plutôt que autres (ex. prévision de Shell IFPEN, LPO, association du quartier, état, Green peace, post de réseau social, diocèse, installation artistique, pièce dans un musée) n’ont pas le même poids , ni méthodes ni fiabilité.
Le concept de “voix haute et voix basses” de cultural studies latin americains peut aussi être intéressant dans ce contexte Références section 5.1: “ Qu’est-ce qu’un régime de vérité?” Olivier Guerrier… https://journals.openedition.org/framespa/10067
María Grace Salamanca González “Esthétique du care pour l’Antropocène” Editions deux-cent-cinq (01/05/2023), EAN : 9782919380671, 119 pages
ref littéraire, artistique et culture populaire liés à l'élément étudié
Imaginaires liés à l'élément chimique
Le ruthénium demeure très peu connu du grand public en raison de sa rareté et de son invisibilité dans les usages du quotidien. Son nom dérive du mot latin Ruthenia, désignant une ancienne région d’Europe de l’Est. A l’image d’autres métaux précieux, son origine est double : terrestre et cosmique. En effet, les métaux du groupe du platine (PGM), dont le ruthénium fait partie, sont issus de la fusion d’étoiles cosmiques, ce qui alimente un véritable imaginaire astral.
Le ruthénium possède une “puissance d’agir” invisible, principalement reconnue à travers ses propriétés catalytiques. Utilisé en électrochimie sous forme de RuO 2 , il peut également se comporter comme un oxydant puissant lorsqu’il est présent sous forme de RuO 4 . La toxicité de ces composés soulève des enjeux majeurs quant à leurs conditions d’usage et leurs impacts environnementaux.
Cet élément influe également sur la stabilité des matériaux et leur résistance à la corrosion. Cet ensemble de propriétés lui permet de jouer sur les temporalités : il peut aussi bien accélérer des réactions chimiques que garantir la durabilité de certains composants sur le long therme. Ces atouts sont pleinement exploités dans des domaines variés, de la chimie industrielle à l’électronique de pointe.
Certaines entreprises, à l’image de Valorema, exploitent le ruthénium dans des applications variées telles que les contacteurs, les puces résistives et les disques durs à haute capacité. Ses propriétés de résistance, notamment à des températures extrêmes, lui permettent d’acquérir des caractéristiques de supraconducteur. La recherche spatiale s’y intéresse vivement pour l’exploration cosmique, renforçant l’image d’un métal “silencieux” et discret mais doté de hautes performances. Son rôle dans les technologies futures ne cessera de croître au point d’être considéré comme indispensable à l’écosystème numérique.
Dans la science-fiction, des métaux imaginaires comme la kryptonite dans Superman, ou l’adamantium des X-Men sont associés à des civilisations avancées ; cette analogie accentue l’image du ruthénium en tant que métal futuriste.
Ainsi, le ruthénium porte un imaginaire cosmique tout en étant profondément ancré dans le numérique. Métal précieux et hautement stratégique, il se situe au cœur des enjeux technologiques, géopolitiques et climatiques de demain.
Quoi d'autre ? ouverture à input en dehors de l'académie
Dans le cadre du “Critical Raw Material”, la Commission européenne classe les PGM, dont fait partie le ruthénium, parmi les matières premières critiques. La production primaire de ruthénium est extrêmement concentrée en Afrique australe. Selon les données officielles du “Raw Materials Information System” de la Commission européenne, l’Afrique du Sud assure environ 94 % de l’extraction mondiale, suivie par le Zimbabwe (5 %) et la Russie (1 %). Cette concentration géopolitique rend la chaîne d’approvisionnement particulièrement vulnérable aux instabilités politiques, énergétiques et sociales de la région, ce qui renforce le caractère hautement stratégique de ce métal rare.
D’après les données du RMIS sur les matières premières critiques, le ruthénium a une production très concentrée en Afrique du Sud, ce qui engendre une dépendance accrue des pays importateurs et peut cristalliser des tensions géopolitiques. Cette zone présente un niveau de gouvernance moyen en termes de responsabilité et de stabilité gouvernementale, selon les indicateurs. Cela renforce l’image d’un métal “sous les radars” des organismes d’étude : peu analysé, vulnérable stratégiquement et fragile, bien qu’il soit reconnu comme essentiel dans la société d’aujourd’hui et de demain.
Paradoxalement, malgré son rôle croissant dans les nouvelles technologies et l’industrie chimique, le ruthénium est absent des rapports du GIEC et de l’ADEME, qui analysent pourtant les matériaux nécessaires à la transition énergétique. Il n’est pas non plus mentionné dans le rapport de Meadows, l’une des rares voix traitant de la finitude des ressources. Cette omission est d’autant plus étonnante puisque le métal est officiellement classé comme matière première critique et considéré comme un levier stratégique pour le futur.