Exemples d’Informations attendues : Nom, symbole, Nombre atomique, groupe, période, configuration électronique , Masse atomique, isotopes Étymologie du symbole, étymologie du nom de l'élément. Ajouter les références à la littérature pertinente. Il est possible que cette référence puisse vous aider : https://lelementarium.fr/ Pour la bibliographie , suivre la note en annexe sur les conventions bibliographiques de format général [TYP-AUT-aaaa]
Autres informations générales sur l'élément
L’or, de symbole Au qui provient du latin aurum et de numéro atomique 79, est un métal de transition appartenant au groupe 11 du tableau périodique ayant un point de fusion de 1064,18°C. Sa configuration électronique est (Xe) 4f¹⁴ 5d¹⁰ 6s¹, ce qui explique en partie ses propriétés chimiques particulières. Sa masse molaire est de 196,96 g·mol⁻¹. L’or ne possède qu’un seul isotope stable, l’or 197 (¹⁹⁷Au), même si plusieurs isotopes radioactifs ont été identifiés. C’est l’un des éléments chimiques les moins réactifs, ce qui signifie qu’il résiste très bien à l’oxydation et à la corrosion, propriété qui explique son utilisation fréquente en joaillerie et dans certaines applications technologiques. [WEB-EXA-2026]
Le site "wiki éléments-Terre" propose déjà un texte sur cette section. A vous de trouver la donnée demandée pour l’élément en question ainsi que la référence à partir de laquelle vous avez tiré l’abondance. L'abondance est généralement exprimée en % et si possible en valeur absolue (en masse) dans croute terrestre (et autres réservoirs terrestres majeurs éventuels). Nous vous proposons de voir si cette référence peut vous être utile Bihouix, Philippe, and De Guillebon, Benoît. Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société. N.p., EDP Sciences, 2013.
Grandes lignes des localisations géographiques de la distribution sur terre si utile
Afin d’estimer la quantité d’un élément dans un référentiel, la notion d’abondance permet de donner un ordre de grandeur. En effet, l’abondance représente la quantité relative d’un élément dans un référentiel. Par exemple, dans la croûte terrestre, l’abondance de l’élément à remplir : XX est de nn% [LIV-BIH-2013].
Quantité sur Terre et modèles
L’or a une abondance sur Terre de 0.0005%,sa concentration est de 0.004mg/kg (ppm) sur la croûte terrestre et de 0.000004mg/L dans la mer. [WEB-ELE-2026]
D’un point de vue géologique, l’or est présent sous forme métallique et est fréquemment allié à d’autres métaux tels que l’argent, le cuivre, le bismuth ou encore l’uranium. De plus, cet élément peut être libre ou inclu dans d’autres minéraux. L’or libre se trouve dans les filons (masse allongée de minéraux solides), des chapeaux oxydés (masses formées par altération des gisements) de minerais sulfurés ou des alluvions. Par exemple, l’amas d’or le plus important trouvé était mêlé à du quartz et a été trouvé en Australie en 1872. [WEB-LEL-2024]
En 2024, la production minière était de 3673 tonnes répartie sur plusieurs pays selon le graphe suivant. [WEB-LEL-2024]
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Cependant, des incertitudes sont présentes autour de ces valeurs car certains pays ne donnent pas les valeurs réelles ou font le choix de ne pas les publier pour des raisons politiques et économiques.
Enfin les principaux réservoirs terrestres sont le noyau terrestre, la croûte terrestre et l’or recyclé. [DOC-ART-2022]
[LIV-BIH-2013] Bihouix, Philippe, and De Guillebon, Benoît. Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société. N.p., EDP Sciences, 2013.
[DOC-ART-2022] L’Or, "Parure des rois et des dieux", Arte, Bernd-Stefan Grewe (historien) et Barbara Armbruster (Archéologiste), (6:26 et 39:23), consulté le 18/03/2026. Disponible sur: https://www.youtube.com/watch?v=CV552CKmmfQ
Modèles utilisés pour l'analyse détaillée : Ici, nous étudierons les flux de matière d’origine anthropique liés à un élément chimique en reprenant des catégories présentes dans le modèle de Graedel du cycle global d’un élément, voir Figure 1.2.1 [ART-GLA-2019].
Figure 2.1 - Modèle simplifié d'analyse des flux de matière d'origine anthropique liés au cycle global d’un élément [ART-GLA-2019].
Nous essayerons de faire ressortir surtout la relation entre la quantité de l'élément présente sur Terre, et:
les réserves de cet élément la production (extraction /transformation /raffinage) de cet élément les procédés des transformations les usages plus communs l’effet de ces équilibres sur l’environnement et la présence éventuelle de conflits sociétaux liés à ce dynamique
Ces analyses se basent sur plusieurs définitions dont par exemple celle de Réserve : «Une Réserve (ou réserve prouvée de façon plus précise) est une ressource identifiée et explorée, que l’on peut effectivement extraire (légalement, et techniquement) au prix actuel. »
Cette façon de poser le problème définit donc aussi un « ici » (même si cet « ici » reste souvent impensé), autant pour qui écrit et pour qui lit ce site, parce qu’ielles s’appuient sur cette définition qui est située dans une façon parmi d’autres de concevoir un rapport au monde. L’analyse sera donc exposée en partageant les données qui relèvent de la définition de Réserve dans cette section (section 2) sous le titre de “maintenant et ici”. Les données qui relèvent d’autres aspects (tels que les prévisions pour les utilisations à venir et les (nouvelles?) technologies associées , les effets attendus – environnementaux et sociaux -, ainsi que les scenarios proposées), seront présentées dans la section suivante (section 3) sous le titre “Demain et ailleurs”
Exemples d'Informations attendues : Quantité de Réserves pour l’élément, quantité de ressources pour l’élément, précisions sur les conditions pour lesquelles ces quantités ont été estimées. Des figures, avec par exemple la carte avec les principales réserves ou ressources sont les bienvenues
La notion de réserves base (ou possible) est utile pour se rendre compte des quantités identifiées d'un élément sur terre. Elle est définie par la quantité connue et démontrée d'un élément, non exploitable économiquement à l'heure actuelle.
Dans le cas de l'élément étudié ici, la réserve de base ...
La question de la quantité d’or encore accessible à l’extraction sur terre est particulièrement importante lorsque l’on réalise l’importance de l’or, tant économiquement qu’industriellement.
L’or est convoité par l’humanité depuis des siècles avec un total de 219 890 tonnes [WEB-WOR-2025] environ extraites du sol, dont plus des deux tiers lors des 80 dernières années selon le World Gold Council, une organisation internationale représentant les plus grands producteurs d’or mondiaux.
Parmi l’or extrait par l’humanité, il est estimé par l’USGS (United States Geological Survey) [WEB-USG-2026] que 20 000 tonnes d’or ont été perdues dans des déchets électroniques enfouis, des épaves de navires etc, tandis que le reste de l’or est toujours en circulation en raison de son caractère inoxydable.
De plus, l’USGS estime que les réserves naturelles économiquement et techniquement exploitables accessibles à l’humanité représentent un total de 50-60 kilotonnes. [WEB-AME-2026]
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Ainsi, la plupart de l’or accessible sur terre a déjà été miné et raffiné. De plus, lors de ses dernières années, la production mondiale d’or a légèrement diminué, ce qui s’explique par l’épuisement de certaines mines notamment les mines à ciel ouvert. En effet, les découvertes de nouveaux gisements d’or se font de plus en plus rares, ce qui pousse les industriels à extraire de l’or dans des mines plus profondes et coûteuses comme c’est le cas en Chine, plus grand pays en production annuelle d’or. Néanmoins, certains pays, comme l’Iran, annoncent avoir récemment découvert d’immenses gisements d’or (près de 60 millions de tonnes de minerai annoncées en Iran). Ainsi, la quantité d’or totale exploitable par l’humanité pourrait être agrandie dans le futur si les annonces des compagnies aurifères se révèlent vraies. [WEB-COM-2025]
Production annuelle d’or dans le monde (en tonnes) [ART-WOR-2024] :
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La notion de réserves (ou réserves prouvées) d’un élément, quant à elle, permet de mieux visualiser la quantité actuellement exploitable. Elle représente la partie des ressources ultimes de cet élément qui est économiquement ou légalement exploitable.
Dans le cas de l'élément étudié ici, la réserve ...
Exemples d'Informations attendues : ⚙️ Grandes lignes des Procédés de transformation majeurs du gisement naturel majoritaire origine de l'élément jusqu'au(x)usage(s) les plus importants qui contiennent cet élément (ex. éléments de génie de procédés dans les étapes de : extraction/ transformation - purification vers forme élémentaire (si pertinent) ou intermédiaire majeure de la filière/ étapes successives vers usages finaux). 📊 Spécifier la gamme de teneur en élément du minerai ( pour les métaux, adapter m pour les non métaux) qui est compatible avec la réponse qui vient d'être donnée. Si plusieurs technologies coexistent pour exploiter des minerais ( pour les métaux, adapter pour les non métaux) à teneur différentes, les décrire séparément si possible. Des schémas de transformation sont les bienvenues. 📈 Production (exprimée en Tonnage) de l'élément transformé (spécifier année ). Grandes lignes des la distribution géographique de la production ( autres types d'aspects liée à une distribution inégale peuvent être mentionné si pertinent ex. pour quelle fraction de (quelle) population?). :… ?
Possibilité de sous- diviser cette section (2.2.1, 2.2., etc) selon la complexité des étapes de transformation -ex. intermédiaires de produits semi-finis à finis)
De la ressources aux produits finis
Les procédés d’extraction des métaux, dont l’or, à partir des minerais et de leurs matrices peuvent être regroupés en grandes familles : (I) lavage / séparation gravimétrique, (II) amalgamation au mercure, (III) procédés de lixiviation (dont la chloruration et, plus généralement, la mise en solution sous forme de sels suivie d’une récupération du métal), et (IV) fusion / smelting. Le lavage gravimétrique est historiquement utilisé pour l’or alluvionnaire (sables aurifères), en séparant les minéraux lourds de la gangue grâce à leur densité plus élevée dans l’eau. L’amalgamation repose sur la forte affinité du mercure pour l’or mais aussi pour d’autres métaux nobles fréquemment associés dans les gisements tels que l’argent et le cuivre. Cette co-occurrence explique leur comportement similaire vis-à-vis du mercure. Ce procédé reste adapté aux minerais « free-milling » lorsque l’or n’est pas trop fin. [WEB-GEO-2013]
2.2.1. Or alluvionnaire: pré-traitement et récupération
Dans les gisements alluvionnaires, c’est à dire un terrain parsemé de sédiments après qu'il ait été inondé par une rivière ou un ruisseau, le traitement comprend typiquement une désagrégation des matériaux argileux (puddling, c’est-à-dire une mise en suspension et dispersion des particules dans l’eau), puis une séparation gravimétrique via différents dispositifs de lavage (pan/dish, récipient manuel permettant de séparer l’or par densité ; cradle ou « berceau », système oscillant facilitant la séparation ; long tom, canal allongé permettant un traitement continu) et des riffles (barrettes ou obstacles dans les canaux destinés à piéger les particules d’or par gravité). Lorsque l’or est très fin, des plaques de cuivre amalgamées (sur lesquelles le mercure fixe l’or) ou des surfaces textiles type « blanket tables » (tissus retenant les particules fines) peuvent être ajoutées pour limiter les pertes. Le hydraulicing (ou ground sluicing, procédé utilisant des jets d’eau sous pression pour désagréger les dépôts aurifères) permet de traiter de grands volumes de graviers à faible teneur, sous réserve d’une disponibilité importante en eau et d’une pente suffisante. L’écoulement est ensuite dirigé dans des sluices qui sont des canaux inclinés munis de riffles et parfois de plaques amalgamées) pour récupérer l’or.
2.2.2. Or de filon: réduction, concentration et récupération
Pour l’or de filon, la chaîne est plus complexe et dépend fortement de la nature de la gangue: réduction granulométrique (concassage/broyage), puis récupération du métal par contact avec le mercure (boîtes, plaques, auges, pans) lorsque le minerai n’est pas trop réfractaire. Dans certains cas (minerais sulfurés/pyriteux), une stratégie consiste à broyer sans mercure, concentrer le « pulp », calciner les concentrés puis amalgamer afin d’améliorer la récupération. L’économie du procédé dépend des conditions locales et de la teneur: des ordres de grandeur historiques indiquent que certaines exploitations deviennent rentables à quelques dwt/ton selon l’énergie et l’eau disponibles, tandis que des procédés de lixiviation chimique, notamment la cyanuration (procédé dominant dans l’industrie aurifère actuelle) et historiquement, la chloruration, peuvent ne pas être rentables si la teneur est trop faible (ordre de grandeur : < ~0,5 oz/ton).
Flux d’eau, déchets et points de vigilance
Le traitement par batterie de pilons nécessite une consommation d’eau importante (ordre de grandeur donné: ~750–1000 gallons par heure pour une boîte de cinq pilons). La gestion des rejets peut intégrer des bassins de décantation et des barrages à plusieurs niveaux permettant la restitution et le recyclage de l’eau, tout en limitant les pertes de mercure par dispositifs de récupération. [WEB-GEO-2013]
Teneur des minerais aurifères
La teneur en or des minerais varie fortement selon le type de gisement et la méthode d’exploitation. Selon les données récentes issues de l’analyse des producteurs australiens et néo-zélandais [ART-ULR-2024], la teneur moyenne des minerais traités est de 2,31 g/t. Les mines à ciel ouvert présentent des teneurs moyennes plus faibles de l’ordre de 1,06 g/t, tandis que les mines souterraines exploitent des minerais plus riches, avec une teneur moyenne de 3,38 g/t. Les exploitations mixtes (ciel ouvert + souterrain) présentent des teneurs intermédiaires d’environ 1,95 g/t. Ces différences de teneur expliquent en partie les écarts de coûts de production entre les différentes exploitations, la qualité du minerai constituant un facteur déterminant de la rentabilité (« grade is king » dans l’industrie aurifère). [ART-ULR-2024]
Production et répartition géographique
La production mondiale d’or est relativement stable depuis près d’une décennie et s’élevait à 3 644,4 tonnes en 2023 selon le World Gold Council. Historiquement, l’Afrique du Sud dominait largement la production mondiale avec une part atteignant 62 % en 1970. Toutefois, en raison de la déplétion progressive des gisements, cette part a chuté à 26 % en 1990 puis à seulement 2,55 % en 2022.
Aujourd’hui, la Chine constitue le premier producteur mondial avec un peu plus de 10 % de la production globale. Elle est suivie par la Russie et l’Australie (chacune > 8 %) puis par le Canada (5,36 %) et les États-Unis (4,76 %). [WEB-OFI-2023]
La stabilité récente de la production s’explique par le développement de nouveaux gisements notamment en Afrique et en Asie centrale. Cependant, les découvertes majeures se raréfient: les découvertes réalisées au cours des dix dernières années ne représentent que 6 % de l’or découvert depuis 1990. Compte tenu d’un délai moyen de 17 ans entre la découverte d’un gisement et sa mise en exploitation, les perspectives de croissance de la production apparaissent limitées.
Les réserves prouvées mondiales sont estimées à 59 000 tonnes. Sur la base du niveau de production actuel, leur exploitation pourrait théoriquement s’achever à l’horizon 2040. Toutefois, il convient de distinguer réserves et ressources: les ressources aurifères totales étaient estimées à 183 240 tonnes en 2019. L’évolution des technologies et des prix pourrait permettre la conversion d’une partie de ces ressources en réserves exploitables.
Au total, environ 212 000 tonnes d’or ont déjà été extraites dans l’histoire. L’or étant pratiquement indestructible, ce stock reste disponible dans l’économie mondiale. [WEB-OFI-2023]
[ART-ULR-2024] Ulrich, et al., Gold Production and the Global Energy Transition—A Perspective. Sustainability, 16(14), 5951. Consulté le 18/03/2026 [en ligne]. Disponible sur: https://www.mdpi.com/2071-1050/16/14/5951
Exemples d'Informations attendues : Usages et services sociétaux les plus importants. Grandes lignes de la distribution géographique des utilisations
Usages et services principaux
L’or est un métal précieux dont les propriétés uniques en font un matériau indispensable dans de nombreux domaines, allant de l’économie à la technologie, en passant par la médecine et l’industrie. Sa rareté, sa résistance à l’oxydation et sa conductivité électrique exceptionnelle lui confèrent une place centrale dans les sociétés modernes.
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2.3.1. L’or comme valeur refuge et réserve économique
L’or est historiquement utilisé comme valeur refuge en raison de sa stabilité et de sa résistance à la corrosion. Les banques centrales et les États en détiennent d’importantes réserves pour sécuriser leurs actifs financiers. En 2024, les réserves mondiales d’or étaient estimées à environ 219890 tonnes [WEB-LEL-2024] tonnes produites depuis la préhistoire Ces réserves sont réparties entre les banques centrales et investissements financiers des différents pays (50%), les bijoux des particuliers (43,7%), l’industrie (7,1%)
2.3.2 L’or au service de la technique
Grâce à sa conductivité électrique élevée, sa résistance à la corrosion et sa faible sensibilité aux interférences électromagnétiques, l’or est un matériau essentiel dans de nombreux domaines industriels et technologiques. Par exemple, en électronique, il est présent dans la totalité des puces et des circuits imprimés, il est présent dans nos téléphones qui contiennent entre 0,025 et 0,037 g d’or.
Dans le secteur énergétique, il sert à optimiser la conductivité des cellules solaires, ce qui améliore le rendement des centrales photovoltaïques. Autrefois, il était utilisé dans les pots catalytiques des véhicules diesel,mais il a été remplacé par des métaux comme le platine, le rhodium ou le palladium, plus efficaces. En médecine, l’or est exploité pour des applications diagnostiques, notamment dans les tests de grossesse et les analyses sanguines, ainsi qu’en imagerie médicale (radiologie, IRM) grâce à des nanoparticules améliorant la qualité des images ; sa biocompatibilité et sa réactivité avec les molécules biologiques sont des atouts majeurs. Enfin, il est utilisé dans la fabrication de verres réfractaires et de vitrages de sécurité pour ses propriétés de réflexion de la chaleur et de résistance aux hautes températures.
Exemples d'Informations attendues : Décrire les fins de vie ou les cycles de l'élément après ses usages les plus importants décrits plus haut, mentionner si pertinent réutilisation, recyclage
Fins de viePertinence du recyclage
L’or est un métal particulièrement adapté au recyclage car il peut être réutilisé indéfiniment sans perte de propriétés chimiques ou physiques. Contrairement à de nombreux matériaux, sa qualité ne se dégrade pas lors des cycles successifs de fusion et de purification. Ainsi, une très grande partie de l’or extrait au cours de l’histoire reste encore en circulation aujourd’hui. On estime que 212 000 tonnes d’or ont été produites depuis la préhistoire et que près de 98 % de cette quantité existe encore sous différentes formes dans l’économie mondiale [WEB-LEL-2024]. Cela s’explique par la grande stabilité chimique de l’or qui ne se dégrade pas. Chaque année, environ 3 300 tonnes d’or sont extraites auxquelles s’ajoutent 1 300 tonnes issues du recyclage [WEB-LEL-2024] [RAP-USG-2026]. La récupération de l’or en fin de vie provient majoritairement d’objets de bijouterie mais également de pièces d’investissement, de déchets électroniques, d’équipements industriels ou encore de certaines applications médicales. D’après les estimations internationales, environ 90 % de l’or recyclé provient des bijoux, des pièces et des lingots et près de 10 % provient de déchets industriels et électroniques. [WEB-COM-2026]
Le recyclage de l’or présente un intérêt à la fois économique et environnemental. La valeur élevée du métal incite à sa récupération tandis que le recyclage permet de limiter l’exploitation minière qui nécessite des quantités importantes de ressources naturelles. Par exemple, la production d’un bijou en or peut nécessiter l’extraction de plusieurs dizaines de tonnes de minerai et l’utilisation de grandes quantités d’eau. Le recyclage constitue donc une alternative permettant de réduire l’impact environnemental de l’approvisionnement en or. [WEB-FLA-2024] [ART-CAN-2023]
Recyclage
Le recyclage de l’or consiste à récupérer le métal présent dans des produits usagés afin de le purifier et de le réintroduire dans les circuits de production. À l’échelle mondiale, cette source secondaire représente une part importante de l’approvisionnement. En 2024, environ 1 369 tonnes d’or ont été recyclées, ce qui correspond à 29,7 % de la consommation mondiale. Par le passé, cette proportion a pu être encore plus élevée en atteignant 42 % de la consommation mondiale en 2009. [WEB-LEL-2024] [WEB-RES-2026]
Les procédés de recyclage diffèrent selon l’origine des déchets. Les bijoux et objets d’investissement contiennent généralement une grande proportion d’or, ce qui rend leur traitement relativement simple. À l’inverse, les déchets électroniques sont beaucoup plus difficiles à recycler car l’or y est présent en très petites quantités et dispersé dans de nombreux matériaux.
Le recyclage de l’or s’effectue selon plusieurs étapes successives. Les objets contenant de l’or sont d’abord collectés puis triés selon leur nature et leur teneur en métal précieux. Les matériaux sont ensuite fondus afin de récupérer un alliage métallique contenant l’or et les autres métaux associés. Cette étape est suivie d’un processus d’affinage permettant d’éliminer les impuretés et d’obtenir un or très pur pouvant atteindre 99,9 % de pureté. Le métal purifié peut ensuite être transformé en lingots, en pièces ou être réutilisé dans la fabrication de nouveaux produits. [ART-CAN-2023]
Dans les équipements électroniques, l’or est principalement utilisé dans les cartes électroniques et les connecteurs en raison de ses propriétés de conductivité et de résistance à la corrosion. Les concentrations restent cependant faibles : par exemple, les circuits imprimés peuvent contenir entre 200 et 350 g d’or par tonne de déchets électroniques tandis qu’un ordinateur en fin de vie peut contenir environ 100 g d’or par tonne de matériel. [WEB-LEL-2024]
Le recyclage des équipements électroniques nécessite donc des traitements plus complexes. Après collecte, les déchets électroniques sont d’abord triés puis broyés afin de séparer les différentes fractions plastiques et métalliques. Une fois les métaux concentrés, différentes méthodes métallurgiques permettent de récupérer l’or. La pyrométallurgie consiste à chauffer les matériaux à haute température afin de provoquer leur fusion et de séparer les différentes phases métalliques. Cette technique est largement utilisée dans l’industrie mais reste très énergivore et peu sélective pour les métaux individuels. Une autre approche repose sur l’hydrométallurgie qui utilise des réactions chimiques pour dissoudre l’or présent dans les cartes électroniques. Dans ce cas, l’or doit d’abord être oxydé afin de passer en solution. Cette dissolution peut être réalisée grâce à différents agents chimiques tels que le cyanure, le thiocyanate, la thiourée ou le thiosulfate. Un mélange d’acide chlorhydrique et d’acide nitrique peut également être utilisé pour dissoudre l’or et former des complexes solubles permettant ensuite sa récupération et sa purification. [PRO-LOS-2021]
Malgré ces procédés, le recyclage de l’or contenu dans les déchets électroniques reste encore limité à l’échelle mondiale. On estime que seulement 20 % des déchets électroniques sont actuellement recyclés, ce qui signifie qu’une grande partie des métaux précieux qu’ils contiennent n’est pas encore récupérée. Cependant, avec l’augmentation rapide du volume d’équipements électroniques en fin de vie, cette source de recyclage devrait jouer un rôle de plus en plus important dans l’approvisionnement futur en or. [WEB-RES-2026]
Exemples d'Informations attendues : Impacts sociétaux et environnementaux (à toutes les phases de vie ou du cycle de vie de l'élément : 🔹 i) autour de ses usages les plus importants décrits au point II-1. 🔸 ii) autour de ses usages les plus impactant, néfastes ou bénéfiques (si différents du point i). 🏥 iii)autour des usages les plus importants pour la santé humaine. Exemple possibilité de structurer texte selon impact liées à extraction, production, fin de vie
Impacts Environnementaux et Sociaux
L’utilisation de l’or présente de nombreux impacts environnementaux et sociaux. Son extraction pose des problèmes quant aux conditions de travail des mineurs et de la pollution engendrée.
Les mines d’or artisanales et à petite échelle représentent environ 20 % de tout l’or vendu sur le marché mondial. Entre 10 à 19 millions de personnes, notamment des enfants, travaillent dans ces mines et sont exposés à ses dangers. En effet, des vapeurs de mercure sont inhalées par les mineurs lors de son extraction. Le mercure est mélangé aux sédiments pour former un amalgame avec l’or, qui est brûlé pour obtenir l’or ensuite vendu. L’extraction artisanale et à petite échelle de l’or, qui est une extraction illégale, représente la plus grosse pollution par le mercure au monde. [ART-GER-2024]
Il faut environ 1,3 kg de mercure pour extraire 1 kg d’or. Le mercure est extrêmement toxique et pollue les rivières voisines des mines d’or. Il se transforme en méthylmercure MeHg et s’accumule dans les chaînes alimentaires aquatiques. Les populations comme les Wayanas en Guyane qui se nourrissent principalement de poissons carnivores (qui se retrouvent en bout de chaîne alimentaire et donc contiennent de fortes teneurs en mercure) sont ainsi directement mises en danger par l’extraction de l’or. Le méthylmercure ingéré pose de nombreux problèmes de santé tels que la maladie de Minamata, notamment chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. [WEB-ARS-2020]
En Bolivie, des millions d’hectares de forêt sont détruits pour laisser place à des mines d’or. Celles-ci créent une pollution au mercure qui contamine les rivières (et donc la pêche) et affecte les populations autochtones. Le parc national de Madidi est particulièrement menacé par l’exploitation aurifère, tant sa biodiversité que les communautés qu’il abrite. [DOC-ART-2025] La pollution par le mercure n’est pas le seul problème posé par l’extraction de l’or. Le cyanure est aussi fortement utilisé dans les mines et impacte la santé des travailleurs. Le cyanure, lorsqu’il est mélangé à l’eau, peut dissoudre l’or. 150 tonnes de cyanure sont nécessaires pour extraire 1 tonne d’or (seuls quelques millilitres sont mortels pour l’Homme). [ART-SCA-2019] Au Niger, l’exploitation aurifère à l’aide de cyanure se fait sans protection et met en danger les travailleurs, qui sont principalement des femmes et des enfants. Cette exploitation, en majeure partie illégale, conduit à des conflits entre les acteurs et à une pollution de l’air, de l’eau et une contamination des nappes phréatiques. [ART-ELF-2022] L’extraction de l’or conduit aussi à de nombreux déchets. Pour obtenir 0,24 g d’or, 1000 kg de déchets toxiques et de déblais sont créés. Ces déchets sont généralement laissés dans la nature et contribuent à la pollution des sols. [WEB-SAU-xxxx]
L’exploitation aurifère crée des inégalités entre les pays riches exploitant les ressources et les populations locales pauvres. Celles-ci sont exposées aux conséquences négatives sur l’environnement et sont les principales victimes de la pollution de l’air et de l’eau causée par les mines d’or. [WEB-GOL-2025] Dans l’histoire, l’exploitation de l’or a déjà entraîné des conséquences importantes. La ruée vers l’or en Californie, débutée en 1848 à Sutter’s Mill, a provoqué une arrivée massive de chercheurs d’or et une forte croissance économique et démographique. Cependant, elle a aussi engendré une destruction de l’environnement et le déplacement des populations autochtones. D’autres ruées, comme celles d’Alaska (Klondike) et d’Australie, ont également attiré des milliers de personnes dans des conditions souvent très difficiles. [WEB-CED-2024]
L’or est aussi à l’origine de conflits armés dans les pays qui pratiquent l'orpaillage illégal. Son exploitation étant source de richesses, des groupes armés commettent des actes terroristes sur les populations civiles afin de prendre contrôle des exploitations aurifères. [WEB-GAO-2022]
Depuis toujours, l’or occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif. Présent notamment dans la mythologie grecque et dans de nombreuses civilisations, il est associé à l’immortalité, à la divinité et à la richesse.
Au fil du temps, cette symbolique a évolué sans disparaître : aujourd’hui encore, l’or demeure un symbole universel de succès et de prospérité. Il est ainsi utilisé comme récompense dans le domaine sportif ou lors de cérémonies prestigieuses, comme les Oscars. Par ailleurs, il sert à exprimer le prestige lors d’événements mondains et trouve également sa place dans l’architecture. Enfin, l’or est très présent dans la culture populaire, où il est souvent utilisé pour afficher un certain statut . [WEB-GOL-2024]
Références section 2.5:
2.6 Synthèse « MAINTENANT et ICI »
2.6.1 Synthèse Abondance, réserves et usages
Environ 220 mille tonnes d’or ont été extraites depuis qu’il a commencé à être utilisé par l’humanité. Aujourd’hui il a de nombreuses utilisations. Il contribue à la richesse des pays qui en possèdent dans leurs sols. Sa principale utilisation reste économique en tant que réserves inoxydables de matière précieuse pour les institutions gouvernementales et bijou pour de nombreux particuliers.
Les propriétés physiques et chimiques de l’or en font un matériau polyvalent, très utilisé en nouvelles technologies et industrie. Néanmoins, sa rareté, et donc son coût, sont des facteurs limitant son utilisation. De plus, l’humanité fait face à une raréfaction du métal, puisque les ressources naturelles tendent à s’épuiser après des décennies de minage intensif. Pourtant, il est de plus en plus utilisé en médecine en tant que marqueur biologique et en imagerie.
2.6.2 Synthèse Impacts environnementaux
L’extraction de l’or nécessite des composés toxiques comme le mercure ou le cyanure, ce qui engendre de nombreux problèmes environnementaux. Des millions d’hectares de forêt sont détruits, mettant en danger l’habitat de populations locales. L’eau des rivières est contaminée, ce qui rend l’alimentation des autochtones périlleuse. Les sols sont pollués et les orpailleurs sont exposés à des vapeurs toxiques. L’exploitation aurifère crée aussi des déchets qui sont rejetés dans la nature et qui rendent cette exploitation une des plus polluantes de la planète.
Niveau d'impacts environnementaux pour cet élément
Problèmes environnementaux globaux majeurs
2.6.3 Synthèse Conflits et impacts sociétaux
L’exploitation de l’or pose de nombreux problèmes sociaux et alimente des conflits, notamment à cause des conditions de travail très difficiles dans les mines artisanales, où des millions de personnes, y compris des enfants, sont exploitées et mises en danger. Cette situation accentue les inégalités entre les populations locales, souvent pauvres, et ceux qui profitent réellement de cette richesse. En plus de cela, la grande valeur de l’or a attiré des populations en quête de richesses lors de la ruée vers l’or au XIXe siècle qui a provoqué des migrations massives, des tensions et le déplacement des populations autochtones. Aujourd’hui encore, sa valeur attire des groupes armés qui cherchent à contrôler les zones d’exploitation, ce qui entraîne des violences. Par ailleurs, l’or a aussi une forte dimension symbolique dans les sociétés: depuis longtemps associé à la richesse, au pouvoir et au sacré, il reste aujourd’hui un symbole de réussite et de prestige, que l’on retrouve dans les récompenses, les cérémonies ou encore comme signe de statut social.