Groupes d'étudiant·es de ESPCI - en 2025-2026 surnommé "groupe bleu : scénarios"
Etablissement
ESPCI
Année scolaire
2025-2026
Noms et prénoms des étudiant·es de ce groupe
Ema
Paul
Claire
Bérangère
Juliette
Lisa
Rachele
Agnès
Paul
Claire
Bérangère
Juliette
Lisa
Rachele
Agnès
Surnom du groupe
groupe bleu : scénarios
Elément étudié :
Partie 1
Il y a 0 fiche.
Partie 2 (scénario)
La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Elément étudié
29 Cu - Cuivre
Etablissement
ESPCI
Année
2025-2026
29 Cu - Cuivre - ESPCI - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Business as usual
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ».La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
3.2 Qualification du scenario
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Business as usual
Références section 3.2:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
Explications sur ce choix de scenario
Dans ce scénario, la neutralité carbone en 2050 n’est atteinte que grâce à des technologies de capture et stockage de carbone [WEB-ADE-2021], actuellement non disponibles. Ainsi, peu d’efforts sont faits pour limiter la production de gaz à effet de serre, s’appuyant sur la confiance en ces futures techniques. Comme souvent lors du développement de technologies plus efficaces [OUV-FRE-2024], les voitures électriques s’ajoutent aux voitures thermiques au lieu de les remplacer, permettant une augmentation de la mobilité globale. Le nombre de kilomètres parcourus par personne augmente, le taux de possession de véhicules poursuit sa progression continue et la dépendance à la voiture s’accroît.
Cette approche techno-solutionniste prône la confiance en le progrès technologique qui laisse imaginer un futur avec de nouvelles et plus larges réserves. La recherche est axée sur le développement de technologies permettant d’accéder à des sources inexploitées, un recyclage plus efficace et une augmentation des rendements.
Cette transition énergétique inclut une croissance modérée du solaire, de l’éolien et des véhicules électriques, ce qui pousse à un mode de production similaire et donc à l’épuisement progressif des réserves mondiales. L’accaparement des ressources par les pays à fort pouvoir économique et géopolitique accentue les inégalités entre Nords et Suds, le risque de crises et de tensions mondiales.
Cette approche techno-solutionniste prône la confiance en le progrès technologique qui laisse imaginer un futur avec de nouvelles et plus larges réserves. La recherche est axée sur le développement de technologies permettant d’accéder à des sources inexploitées, un recyclage plus efficace et une augmentation des rendements.
Cette transition énergétique inclut une croissance modérée du solaire, de l’éolien et des véhicules électriques, ce qui pousse à un mode de production similaire et donc à l’épuisement progressif des réserves mondiales. L’accaparement des ressources par les pays à fort pouvoir économique et géopolitique accentue les inégalités entre Nords et Suds, le risque de crises et de tensions mondiales.
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Ce scénario mise sur une plus faible décarbonation de l’économie, donc moins de demande en cuivre que dans le scénario 2. Il mène à une demande mondiale en cuivre de 119 % des ressources identifiées, et une extraction de 78 % des ressources identifiées [ART-SEC-2020].
Dans ce scénario, on fait le pari que la diminution des teneurs en cuivre des gisements sera palliée en partie par des améliorations technologiques qui permettront d’exploiter d’autres réserves (dans la croûte terrestre à faible teneur, dans les fonds marins). Selon l’USGS, au taux de croissance actuel de 2,8% par an, les réserves répertoriées correspondent à 26 ans de production, les réserves identifiées à 56 ans et les ressources ultimes à 78 ans [WEB-BRG-2018].
L’organisation intergouvernementale ICSG (International Copper Study Group) a identifié trois projets offshore de Cuivre qui pourraient être exploitées dans un futur proche: le projet “Solwara 1” dans la mer de Bismarck en Papouasie Nouvelle-Guinée; le projet de “nodules polymétallique” dans la zone Clarion-Clipperton de l’océan pacifique et le projet “nodules Manganèse” dans la zone économique exclusive du Japon dans l'océan Pacifique [RAP-ICSG-2024].
Aussi, la tendance économique future des ressources dites “critiques” ou “rares” dessine une augmentation des coûts de production. A l’avenir, les coûts de production vont augmenter pour au moins deux raisons. Premièrement, du fait que les ressources sont plus pauvres et plus profondes que celles exploitées à l’heure actuelle, le coût d’une unité extraite augmentera. Deuxièmement, les limitations résultant des impacts sociaux et environnementaux de la production participeront à l'augmentation des coûts. Cette limitation de la production à cause de l’augmentation des coûts de production devrait arriver bien avant l’épuisement physique de la ressource [ART-PRI-2012].
Dans ce scénario, on fait le pari de technologies et d’usages permettant un recyclage majeur du cuivre. Certains articles font l’hypothèse de taux de recyclage très élevés dans leurs scénarios les plus optimistes (90% dans les scénarios [ART-SEC-2020], 70% dans le business as usual de [ART-SCHIPPER-2018]). Les auteurs veulent représenter le cas idéal.
Toujours selon l’ICSG, le cuivre recyclé a permis de répondre à ⅓ des besoins globaux en 2024. Le recyclage est également bénéfique pour l’environnement. La production de cuivre à partir de déchets d’appareils électriques en fin de vie (source secondaire) et des déchets de production (source primaire) mobilise jusqu’à 85% d’énergie en moins avec moins d’eau utilisée et moins d’émissions, comparé à la production de cuivre issu des minerais [RAP-ICSG-2025].
Dans ce scénario, on fait le pari que la diminution des teneurs en cuivre des gisements sera palliée en partie par des améliorations technologiques qui permettront d’exploiter d’autres réserves (dans la croûte terrestre à faible teneur, dans les fonds marins). Selon l’USGS, au taux de croissance actuel de 2,8% par an, les réserves répertoriées correspondent à 26 ans de production, les réserves identifiées à 56 ans et les ressources ultimes à 78 ans [WEB-BRG-2018].
L’organisation intergouvernementale ICSG (International Copper Study Group) a identifié trois projets offshore de Cuivre qui pourraient être exploitées dans un futur proche: le projet “Solwara 1” dans la mer de Bismarck en Papouasie Nouvelle-Guinée; le projet de “nodules polymétallique” dans la zone Clarion-Clipperton de l’océan pacifique et le projet “nodules Manganèse” dans la zone économique exclusive du Japon dans l'océan Pacifique [RAP-ICSG-2024].
Aussi, la tendance économique future des ressources dites “critiques” ou “rares” dessine une augmentation des coûts de production. A l’avenir, les coûts de production vont augmenter pour au moins deux raisons. Premièrement, du fait que les ressources sont plus pauvres et plus profondes que celles exploitées à l’heure actuelle, le coût d’une unité extraite augmentera. Deuxièmement, les limitations résultant des impacts sociaux et environnementaux de la production participeront à l'augmentation des coûts. Cette limitation de la production à cause de l’augmentation des coûts de production devrait arriver bien avant l’épuisement physique de la ressource [ART-PRI-2012].
Dans ce scénario, on fait le pari de technologies et d’usages permettant un recyclage majeur du cuivre. Certains articles font l’hypothèse de taux de recyclage très élevés dans leurs scénarios les plus optimistes (90% dans les scénarios [ART-SEC-2020], 70% dans le business as usual de [ART-SCHIPPER-2018]). Les auteurs veulent représenter le cas idéal.
Toujours selon l’ICSG, le cuivre recyclé a permis de répondre à ⅓ des besoins globaux en 2024. Le recyclage est également bénéfique pour l’environnement. La production de cuivre à partir de déchets d’appareils électriques en fin de vie (source secondaire) et des déchets de production (source primaire) mobilise jusqu’à 85% d’énergie en moins avec moins d’eau utilisée et moins d’émissions, comparé à la production de cuivre issu des minerais [RAP-ICSG-2025].
Références section 3.3:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
3.4 Impacts attendus
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Le scénario croissance et innovation comporte de nombreuses conséquences sociales et environnementales pour le cuivre.
En termes d’impacts climatiques, on atteint la neutralité carbone grâce à des technologies de rupture. Les autres limites planétaires ne sont pas prises en compte et sont dépassées.
D’importants progrès technologiques en matière de recyclage permettent de limiter les dépendances aux autres pays.
La pression serait forte sur le cuivre, lors de l’extraction des conflits géopolitiques liés à l’usage des terres pourraient apparaître ainsi que d’importants impacts environnementaux (déchets comme des débris de roches stériles, forte utilisation et pollution des eaux, forte demande en énergie, pollution sonore et lumineuse). Dans ce scénario, on investit dans des technologies pour pallier au manque de ressources et limiter les impacts environnementaux et sociaux. Par exemple, on développe massivement le dessalement, pour pallier le manque de ressources en eau au Chili, où les mines se situent dans le désert d’Atacama.
Cela provoquerait une dépendance extrême au Chili et au Pérou, même si d’autres mines plus polluantes seraient peu à peu exploitées, et renforcerait la position chinoise dans le raffinage. La distribution internationale accentuerait les flux, mobilités et donc la vulnérabilité géopolitique entre pays des Nords et Suds et puissances économiques.
Le cuivre permettrait un fort développement des transports individuels et des technologies émergentes.
L’impact global de ce scénario est élevé, mal contrôlé et basé sur l’idée que la technologie future corrigera les dégâts.
En termes d’impacts climatiques, on atteint la neutralité carbone grâce à des technologies de rupture. Les autres limites planétaires ne sont pas prises en compte et sont dépassées.
D’importants progrès technologiques en matière de recyclage permettent de limiter les dépendances aux autres pays.
La pression serait forte sur le cuivre, lors de l’extraction des conflits géopolitiques liés à l’usage des terres pourraient apparaître ainsi que d’importants impacts environnementaux (déchets comme des débris de roches stériles, forte utilisation et pollution des eaux, forte demande en énergie, pollution sonore et lumineuse). Dans ce scénario, on investit dans des technologies pour pallier au manque de ressources et limiter les impacts environnementaux et sociaux. Par exemple, on développe massivement le dessalement, pour pallier le manque de ressources en eau au Chili, où les mines se situent dans le désert d’Atacama.
Cela provoquerait une dépendance extrême au Chili et au Pérou, même si d’autres mines plus polluantes seraient peu à peu exploitées, et renforcerait la position chinoise dans le raffinage. La distribution internationale accentuerait les flux, mobilités et donc la vulnérabilité géopolitique entre pays des Nords et Suds et puissances économiques.
Le cuivre permettrait un fort développement des transports individuels et des technologies émergentes.
L’impact global de ce scénario est élevé, mal contrôlé et basé sur l’idée que la technologie future corrigera les dégâts.
Références section 3.4:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
3.5 Synthèse "Demain et ailleurs"
Synthèse pour le scénario étudié
Cette approche techno-solutionniste se place dans la continuité de la trajectoire économique actuelle, en faisant confiance en le progrès technologique pour poursuivre la croissance de la consommation et le maintien d’une mobilité individuelle élevée. Ainsi, peu d’efforts sont faits pour décarboner l’économie, en misant sur la découverte future de technologies de rupture comme la capture et le stockage de carbone. Au lieu de remplacer les voitures thermiques, les voitures électriques s’ajoutent au parc automobile et augmentent la mobilité globale.
La demande en cuivre augmente, notamment pour accompagner l’agrandissement du parc automobile, le développement du numérique et la croissance des pays en développement. La demande est moindre que dans le scénario technologie verte parce qu’ici, on ne décarbone pas autant nos sources d’énergies et les véhicules individuels.
Les impacts sociaux et environnementaux s’accroissent de même que les coûts et les limitations de production. La recherche est donc axée sur l’accès à des sources inexploitées de cuivre qui auraient un meilleur rendement.
Le recyclage progresse mais les ressources recyclées s’accumulent aux ressources nouvellement extraites. La dépendance internationale s’intensifie, créant de fortes vulnérabilités géopolitiques. L’extraction génère des conflits d’usage, une pression sur l’eau, aggravée dans les zones arides, et des impacts environnementaux élevés.
Ce futur demeure risqué : il mise sur des technologies réparatrices encore incertaines tout en maintenant un niveau de croissance et d’extraction très élevé, conduisant à une pression soutenue sur les ressources, des impacts sociaux et environnementaux majeurs et une transition climatique mal maîtrisée.
La demande en cuivre augmente, notamment pour accompagner l’agrandissement du parc automobile, le développement du numérique et la croissance des pays en développement. La demande est moindre que dans le scénario technologie verte parce qu’ici, on ne décarbone pas autant nos sources d’énergies et les véhicules individuels.
Les impacts sociaux et environnementaux s’accroissent de même que les coûts et les limitations de production. La recherche est donc axée sur l’accès à des sources inexploitées de cuivre qui auraient un meilleur rendement.
Le recyclage progresse mais les ressources recyclées s’accumulent aux ressources nouvellement extraites. La dépendance internationale s’intensifie, créant de fortes vulnérabilités géopolitiques. L’extraction génère des conflits d’usage, une pression sur l’eau, aggravée dans les zones arides, et des impacts environnementaux élevés.
Ce futur demeure risqué : il mise sur des technologies réparatrices encore incertaines tout en maintenant un niveau de croissance et d’extraction très élevé, conduisant à une pression soutenue sur les ressources, des impacts sociaux et environnementaux majeurs et une transition climatique mal maîtrisée.
Elément étudié
29 Cu - Cuivre
Etablissement
ESPCI
Année
2025-2026
29 Cu - Cuivre - ESPCI - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Coopérations territoriales
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ».La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
3.2 Qualification du scenario
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Coopérations territoriales
Références section 3.2:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
Explications sur ce choix de scenario
Dans ce scénario, les politiques publiques accompagnent une diminution de l’utilisation des véhicules individuels, une électrification des transports en commun et une diminution globale de la mobilité (réduction de 17% des kilomètres parcourus par personne [WEB-ADE-2021]). Elles accompagnent aussi le déploiement des énergies renouvelables intermittentes comme le solaire et l’éolien, les capacités de stockage d’énergie et le développement du réseau électrique nécessaire à la transition énergétique. Ce scénario mène à une augmentation de la température de +2°C en 2050, grâce à une réduction de la consommation.
Les choix sociétaux sont orientés vers des logiques de substitution et de recyclage : même si de nouvelles ressources sont exploitables, on favorise le réemploi. Les pays des Nords se tournent vers une réindustrialisation de certains secteurs clés et relocalisent leur production agricole.
Ce scénario vise plus d’équité entre les pays des Nords et des Suds. Les populations locales et leurs enjeux (accès à l’eau) sont mieux considérés et pris en compte, menant dans de rares cas au refus d’exploiter certains gisements pour protéger ces populations et l’environnement. Dans ce scénario, on décentralise l’énergie en produisant localement, d’où un besoin moindre en infrastructures électriques par rapport aux scénarios suivants.
Les choix sociétaux sont orientés vers des logiques de substitution et de recyclage : même si de nouvelles ressources sont exploitables, on favorise le réemploi. Les pays des Nords se tournent vers une réindustrialisation de certains secteurs clés et relocalisent leur production agricole.
Ce scénario vise plus d’équité entre les pays des Nords et des Suds. Les populations locales et leurs enjeux (accès à l’eau) sont mieux considérés et pris en compte, menant dans de rares cas au refus d’exploiter certains gisements pour protéger ces populations et l’environnement. Dans ce scénario, on décentralise l’énergie en produisant localement, d’où un besoin moindre en infrastructures électriques par rapport aux scénarios suivants.
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
La teneur moyenne en cuivre des gisements exploités aujourd’hui est en baisse : elle a chuté de 41 % en presque 30 ans, passant de 1,68 % à 0,98 % entre 1990 et 2017 [RAP-LEG-2019]. Les coûts de production vont donc augmenter et il y aura moins de ressources en cuivre disponibles.
Les besoins de développement des pays émergents (construction, infrastructures) sont les plus importants [ART-DOE-2009], suivis par ceux d’électrification des véhicules (transports en commun et véhicules intermédiaires). Le développement des énergies renouvelables et des infrastructures électriques viennent également accroître la consommation de cuivre mondiale. Cette consommation reste toutefois moins importante que dans un scénario d’électrification totale des véhicules individuels.
On ne fait pas le pari dans ce scénario d’une amélioration technologique des techniques d’extraction qui permettrait de pallier ce déficit, d’où une montée du recyclage avec la création de fonderies locales [WEB-BRG-2018] ou “mines urbaines” qui permettent de valoriser les métaux déjà utilisés, et une consommation moindre en cuivre au service de la transition des pays des Nords. De plus, des solutions de substitution au cuivre sont mises en place : les câbles électriques sont construits en aluminium, les câbles de télécommunication par des fibres optiques, les tuyaux de plomberie par du plastique, les échangeurs de chaleur en titane, inox ou aluminium, etc [WEB-BRG-2018].
La division internationale de l’exploitation des ressources est maintenue, avec une dépendance encore notable au Chili et au Pérou mais une diversification régionale est encouragée. Des boucles en circuit-court à des échelles plus réduites se développent (à l’échelle européenne). Par exemple, il serait possible à terme de recycler les pylônes à haute tension et la quantité phénoménale de matériaux conducteurs présents dans ces gros câbles. On limite volontairement l’ouverture de nouveaux gisements lorsque les impacts locaux (environnementaux et sociaux) sont trop importants. L’exploitation de nouveau gisement étant nécessaire à la transition dans les pays des Suds, des techniques sont développées pour limiter les dégâts environnementaux dès la construction et l’ouverture de la mine (par exemple en installant sur place des usines de dessalement pour ne pas utiliser l’eau locale)
Les besoins de développement des pays émergents (construction, infrastructures) sont les plus importants [ART-DOE-2009], suivis par ceux d’électrification des véhicules (transports en commun et véhicules intermédiaires). Le développement des énergies renouvelables et des infrastructures électriques viennent également accroître la consommation de cuivre mondiale. Cette consommation reste toutefois moins importante que dans un scénario d’électrification totale des véhicules individuels.
On ne fait pas le pari dans ce scénario d’une amélioration technologique des techniques d’extraction qui permettrait de pallier ce déficit, d’où une montée du recyclage avec la création de fonderies locales [WEB-BRG-2018] ou “mines urbaines” qui permettent de valoriser les métaux déjà utilisés, et une consommation moindre en cuivre au service de la transition des pays des Nords. De plus, des solutions de substitution au cuivre sont mises en place : les câbles électriques sont construits en aluminium, les câbles de télécommunication par des fibres optiques, les tuyaux de plomberie par du plastique, les échangeurs de chaleur en titane, inox ou aluminium, etc [WEB-BRG-2018].
La division internationale de l’exploitation des ressources est maintenue, avec une dépendance encore notable au Chili et au Pérou mais une diversification régionale est encouragée. Des boucles en circuit-court à des échelles plus réduites se développent (à l’échelle européenne). Par exemple, il serait possible à terme de recycler les pylônes à haute tension et la quantité phénoménale de matériaux conducteurs présents dans ces gros câbles. On limite volontairement l’ouverture de nouveaux gisements lorsque les impacts locaux (environnementaux et sociaux) sont trop importants. L’exploitation de nouveau gisement étant nécessaire à la transition dans les pays des Suds, des techniques sont développées pour limiter les dégâts environnementaux dès la construction et l’ouverture de la mine (par exemple en installant sur place des usines de dessalement pour ne pas utiliser l’eau locale)
Références section 3.3:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
3.4 Impacts attendus
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Dans un scénario coopératif, la transition énergétique s’appuie sur une réduction progressive de la consommation de ressources tout en préservant un niveau technologique élevé. Les pays émergents accèdent plus équitablement aux ressources nécessaires à leur développement, tandis que les choix politiques privilégient la concertation, la justice environnementale et la modération des usages.
La pression sur l’extraction du cuivre demeure importante, mais elle est partiellement réduite par la gouvernance locale qui impose davantage de contraintes sociales et environnementales. Les projets miniers sont plus sélectifs : on renonce à exploiter certains gisements jugés trop risqués ou trop destructeurs, et les mines existantes sont conçues pour limiter les impacts écologiques et répondre aux attentes des communautés locales.
La transformation se réorganise autour de fonderies régionales et de “mines urbaines”, favorisant la relocalisation industrielle, la création d’emplois et la diminution des dépendances géopolitiques. Les circuits de distribution deviennent plus courts, ce qui réduit les risques liés aux tensions commerciales internationales.
Les usages évoluent également : la demande en cuivre diminue grâce à la baisse de la mobilité individuelle motorisée, à la montée des transports publics électrifiés, au déploiement de véhicules intermédiaires moins gourmands en matériaux et au développement des mobilités douces dans les centres urbains. En fin de vie, le recyclage connaît une progression significative, porté par la généralisation de pratiques circulaires et par la valorisation du cuivre présent dans les objets du quotidien.
L’impact global de ce scénario reste modéré : les pressions environnementales et sociales sont moins fortes que dans les trajectoires plus intensives, la dépendance internationale diminue, et les populations locales disposent d’un pouvoir réel pour encadrer ou refuser les projets extractifs. Si la transition ne supprime pas totalement les tensions autour du cuivre, elle les atténue nettement dans un modèle plus équitable, plus territorial et plus résilient.
La pression sur l’extraction du cuivre demeure importante, mais elle est partiellement réduite par la gouvernance locale qui impose davantage de contraintes sociales et environnementales. Les projets miniers sont plus sélectifs : on renonce à exploiter certains gisements jugés trop risqués ou trop destructeurs, et les mines existantes sont conçues pour limiter les impacts écologiques et répondre aux attentes des communautés locales.
La transformation se réorganise autour de fonderies régionales et de “mines urbaines”, favorisant la relocalisation industrielle, la création d’emplois et la diminution des dépendances géopolitiques. Les circuits de distribution deviennent plus courts, ce qui réduit les risques liés aux tensions commerciales internationales.
Les usages évoluent également : la demande en cuivre diminue grâce à la baisse de la mobilité individuelle motorisée, à la montée des transports publics électrifiés, au déploiement de véhicules intermédiaires moins gourmands en matériaux et au développement des mobilités douces dans les centres urbains. En fin de vie, le recyclage connaît une progression significative, porté par la généralisation de pratiques circulaires et par la valorisation du cuivre présent dans les objets du quotidien.
L’impact global de ce scénario reste modéré : les pressions environnementales et sociales sont moins fortes que dans les trajectoires plus intensives, la dépendance internationale diminue, et les populations locales disposent d’un pouvoir réel pour encadrer ou refuser les projets extractifs. Si la transition ne supprime pas totalement les tensions autour du cuivre, elle les atténue nettement dans un modèle plus équitable, plus territorial et plus résilient.
Références section 3.4:
[ART-CAT-2024] International Energy Forum, Copper Mining and Vehicle Electrification, A report by the International Energy Forum (IEF), 2024
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
https://www.ief.org/focus/ief-reports/copper-mining-and-vehicle-electrification/copper-mining-and-vehicle-electrification-report-download
3.5 Synthèse "Demain et ailleurs"
Synthèse pour le scénario étudié
Synthèse 1 - Scénario coopératif (réduction de la consommation mais pas de sobriété)
Dans une trajectoire coopérative, la transition énergétique repose sur une réduction progressive de la mobilité individuelle, l’essor des transports publics électrifiés et la production locale d’énergie, ce qui diminue la quantité d’infrastructures nécessitant du cuivre. La consommation recule, mais sans sobriété radicale, et les pays émergents restent les principaux moteurs de la demande du fait de leurs besoins en construction et en infrastructures. La baisse continue de la teneur des gisements accroît les coûts et limite les volumes disponibles, mais ce modèle privilégie les substitutions (aluminium, fibres optiques, inox) et le recyclage, soutenu par l’essor des “mines urbaines” et des fonderies régionales. L’extraction demeure nécessaire, mais elle est davantage encadrée : les gouvernances locales imposent des critères sociaux et environnementaux plus stricts, entraînant le refus de certains projets trop impactants et favorisant un usage raisonné de la ressource.
La relocalisation partielle de la transformation réduit la dépendance au raffinage étranger et renforce la résilience des chaînes d’approvisionnement. Les circuits de distribution deviennent plus courts, diminuant les risques géopolitiques. En fin de vie, le recyclage progresse rapidement et devient un pilier du système, même si l’inertie temporelle des infrastructures limite les volumes récupérables à court terme. Globalement, ce modèle atténue les tensions sur la ressource et limite les impacts environnementaux, tout en favorisant une transition plus équitable entre pays du Nord et du Sud.
Dans une trajectoire coopérative, la transition énergétique repose sur une réduction progressive de la mobilité individuelle, l’essor des transports publics électrifiés et la production locale d’énergie, ce qui diminue la quantité d’infrastructures nécessitant du cuivre. La consommation recule, mais sans sobriété radicale, et les pays émergents restent les principaux moteurs de la demande du fait de leurs besoins en construction et en infrastructures. La baisse continue de la teneur des gisements accroît les coûts et limite les volumes disponibles, mais ce modèle privilégie les substitutions (aluminium, fibres optiques, inox) et le recyclage, soutenu par l’essor des “mines urbaines” et des fonderies régionales. L’extraction demeure nécessaire, mais elle est davantage encadrée : les gouvernances locales imposent des critères sociaux et environnementaux plus stricts, entraînant le refus de certains projets trop impactants et favorisant un usage raisonné de la ressource.
La relocalisation partielle de la transformation réduit la dépendance au raffinage étranger et renforce la résilience des chaînes d’approvisionnement. Les circuits de distribution deviennent plus courts, diminuant les risques géopolitiques. En fin de vie, le recyclage progresse rapidement et devient un pilier du système, même si l’inertie temporelle des infrastructures limite les volumes récupérables à court terme. Globalement, ce modèle atténue les tensions sur la ressource et limite les impacts environnementaux, tout en favorisant une transition plus équitable entre pays du Nord et du Sud.
Elément étudié
29 Cu - Cuivre
Etablissement
ESPCI
Année
2025-2026
29 Cu - Cuivre - ESPCI - 2025-2026 - Partie 2 selon le scenario Technologies vertes
3. Demain et ailleurs
Une fois que vous avez identifié dans la littérature des scenarios pertinents pour les demandes à venir de votre élément, traitez chaque scénario séparément. Il est particulièrement important d'expliciter le(s) scenario(s) qui nourrissent vos réponses et de qualifier ce scenario, c'est ce qui vous est demandé en section 3.2. « qualification du scénario ».La section 3.1 «Pourquoi commencer en parlant de Scénarios? » vous explique un peu plus comment faire pour qualifier.
3.1 Pourquoi commencer en parlant de Scénarios ?
La qualification du scénario peut s'appuyer sur la compréhension des modes de vie, des choix techniques, des gouvernances et des dynamiques économiques qui sous-tendent ce(s) scenario(s). Pour ce travail de "qualification" du scenario qui vous sera demandé en 3.2 : nous avons adopté une grille possible, celle proposée par l'ADEME ex. Site de l'ADEME : les futurs en transition :- 🌿 " génération frugale"
- 🤝 "coopérations territoriales"
- 💚 "technologies vertes"
- 🔧 "pari réparateur"
- ⚠️ et nous y avons ajouté le « Business as usual »
Il y en a d'autres.
Cette section ne requiert pas que vous rédigiez du contenu, juste que vous en preniez connaissance et que vous l’utilisiez surtout pour remplir la section 3.2
Les réponses à des questions telles que “Est-ce que il y aura des difficultés d’approvisionnement de cet élément dans 20 ans?” impliquent toujours des hypothèses de scénarios.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un organisme public qui accompagne l’État français dans la transition écologique, a proposé quatre chemins “types” cohérents qui présentent de manière volontairement contrastée des options économiques, techniques et de société pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (v. figure 3.1.1). [WEB-ADE-2021]
- Le scénario 1 « génération frugale » propose une transition conduite principalement par la contrainte et la sobriété.
- Le scénario 2 « coopérations territoriales » décrit une société qui se transforme selon une gouvernance partagée.
- Le scénario 3 « technologies vertes » indique le choix d’une innovation mise au service de systèmes énergétiques décarbonés.
- Le scénario 4 « pari réparateur » déploie une société qui place sa confiance dans la capacité à réparer les systèmes sociaux et écologiques.

Figure 3.1.1. Les quatre scenarios de décarbonation proposés par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Raport [WEB-ADE-2021]
Pour le travail qui suit, on utilisera ce travail et ces quatre chemins contrastés, pensés pour la décarbonation, aussi pour qualifier les scenarios qui sous tendent les analyses de disponibilité à venir autour de l’élément en discussion. L’idée étant de reconnaître des éléments structurant des scenarios qui seront discutés: dans le scenario il y a t il une forte confiance (explicite ou implicite) vis à vis de la capacité de la technologies à apporter des solutions ? Dans le scenario il y a t il un fort accent sur la contrainte individuelle vis à vis de l’existant vers plus de sobriété? Etc etc ? Nous avons ajouté à ces 4 qualificatifs qui se refont aux quatre scénarios de l’ADEME : « frugal » « coopératif» « vert » et « réparateur » le cinquième « business-as-usual », qui caractérisera les scenario qui ne prévoient pas de changements vis-à-vis de l’actualité ( pas d’objectifs de neutralité carbone par exemple) Figure 3.1.2.

Figure 3.1.2. Les cinq qualificatifs utilisés ici pour qualifier les scenarios qui serviront à prévoir les tensions éventuelles autour du cycle de l’élément chimique en revue , les quatre premiers étant inspire des scénarios décrits par l'ADEME dans "Prospective - Transitions 2050 - Rapport “ [WEB-ADE-2021]
Références section 3.1:
[WEB-ADE-2021] https://www.ademe.fr/les-futurs-en-transition/les-scenarios/
3.2 Qualification du scenario
Nommer le scenario de la littérature que vous avez choisi pour répondre à la section 3.3 « Description des demains attendus pour le cycle de l’élément ». Ce scenario traite du futur de l’élément en revue ( quels usages à venir ? quels nouveaux accès aux ressources sont hypothisées ? , quelles prévisions sur les tensions éventuelles ? …). Identifier des points en commun avec les descriptions des scenarios de l’ADEME présentés en section 3.1 et Identifier parmi les cinq qualificatifs lequel s’adapte mieux au scenario que vous avez choisi ( « frugal » « cooperatif » « vert » réparateur » « business-as-usual »). Si la littérature dispose de plusieurs travaux autour de scénarios pour la demande à venir de l’élément, ceux-ci peuvent être traités ensemble dans les sections suivantes (3.2, 3.3 et 3.4), si ces scenarios appartiennent au même type (ils sont tous de scenario de type « technologies vertes » par exemple) . Si par contre il y a plusieurs scenarios disponibles dans la littérature et ces scenario appartiennent à des qualificatifs différents ( ex. scenario « a » est de type « business as usual » et la famille de scenarios « b » et « b’ » est de type « frugal ») chaque type de scenario doit faire l’objet d’une analyse à part entière (3.2.a, 3.3.a et 3.4.a pour scenario a, 3.2.b, 3.3.b et 3.4.b pour famille de scenario b,b’et b’’ …).
Choix parmi les 5 scénarios
Technologies vertes
Explications sur ce choix de scenario
Ce scénario mise sur une croissance verte, poussée par l’innovation et la technologie. L’économie est décarbonée grâce au développement des énergies renouvelables (67% d’éolien et solaire, [ART-SEC-2020], et des capacités de stockage nécessaires) et l’électrification des modes de transports (véhicules électriques) mais le nombre de kilomètres parcourus par personne augmente. Le numérique et l’intelligence artificielle continuent de se développer au service de l'optimisation (efficacité énergétique, optimisation des réseaux électriques, amélioration de l’efficacité dans les mines…), les data centers consomment 10 fois plus qu’en 2020 [WEB-ADE-2021]. Les demandes en infrastructures de réseau continuent de croître partout dans le monde.
Contrairement au scénario précédent, il existe de plus grandes inégalités d’accès et de gestion des ressources. Les pays des Suds développent leurs infrastructures mais les pays des Nords ne cherchent pas à réduire leur consommation. Les quantités limitées de ressources provoquent des conflits d’usage aussi bien à l’échelle globale que locale. Par conséquent, certains pays se ferment aux échanges internationaux (protectionnisme).
Contrairement au scénario précédent, il existe de plus grandes inégalités d’accès et de gestion des ressources. Les pays des Suds développent leurs infrastructures mais les pays des Nords ne cherchent pas à réduire leur consommation. Les quantités limitées de ressources provoquent des conflits d’usage aussi bien à l’échelle globale que locale. Par conséquent, certains pays se ferment aux échanges internationaux (protectionnisme).
3.3 Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Nous utilisons le pluriel - demains - parce que si des scenarios qualitativement différents existent (ex. des scenarios 'frugaux' et des scenarios 'verts') ils est possible que des demains différents se dessinent
Ceci dit, comme expliqué plus haut, vous traiterez séparément les scenarios qualitativement différents et ensemble les scenarios apparentant à la même famille( ex. tous qualitativement « frugaux »).
Exemples d'Informations attendues : Quelles sont les demandes futures attendues dans le cadre d'un/de scenario(s) « de transitions » pertinent(s) : demandes futures et production ? Bouclage possibles ? comment : techno "émergentes" et/ou voies de substitution et /ou de réduction
Description des demains attendus pour le cycle de l’élément
Les réserves totales sont estimées à entre 2800 Mt [ART-SVE-2014] et 6598 Mt [ART-CAT-2024] de cuivre. Les réserves disponibles actuellement connues ne seraient pas suffisantes pour couvrir les besoins toujours croissants (102 Mt/an avec le maintien d’un niveau de croissance élevé [ART-SECK-2020]). De nouveaux gisements aux ressources plus profondes et plus éparses devront être exploités. Cette exploitation requiert le développement d’innovations technologiques coûteuses rapidement. Par ailleurs, ce scénario implique une augmentation de l’exploration en vue de trouver de nouveaux gisements encore méconnus.
Il est possible d'électrifier tous les véhicules personnels au prix d’une intensification de l’industrie extractiviste et une augmentation du nombre de mines [ART-CAT-2024]. Selon différents objectifs d’électrification, l’IEF a calculé le nombre de mines qu’il fallait ouvrir d’ici 2050, avec une production de 0.472 Mt par an (moyenne des 10 meilleures mines actuelles) :
37 pour passer le parc automobile en 100% hybride
54 pour passer le parc automobile en 100% électrique
194 pour décarboner toute la consommation électrique
L’usage du cuivre explose, porté par la multiplication des véhicules électriques, des systèmes de recharge, des réseaux intelligents et des infrastructures numériques dans les pays des Nords et une forte demande de cuivre dans les pays des Suds pour le développement de leurs infrastructures et l’électrification des transports. La demande mondiale en cuivre atteint donc 130% des ressources identifiées (montrant l’importance de la production secondaire pour le recyclage), et l’extraction atteint 89 % des ressources identifiées [WEB-HAC-2020].
L’effet rebond lié à l’innovation accroît encore la consommation plutôt que de la réduire. Bien que le recyclage progresse, il reste incapable de compenser une demande en croissance rapide, notamment en raison de la longue durée de vie des équipements qui retarde le retour du métal dans le cycle.
Les choix favorisés dans ce scénario impliquent l’exploitation de tous les gisements économiquement intéressants sans prendre en compte les externalités environnementales et sociales sur les populations locales. Cela dit, le développement du numérique, notamment grâce à l’intelligence artificielle, permet d’améliorer l’efficacité environnementale de l’exploitation minière et d’optimiser la recherche de nouveaux gisements.
Il est possible d'électrifier tous les véhicules personnels au prix d’une intensification de l’industrie extractiviste et une augmentation du nombre de mines [ART-CAT-2024]. Selon différents objectifs d’électrification, l’IEF a calculé le nombre de mines qu’il fallait ouvrir d’ici 2050, avec une production de 0.472 Mt par an (moyenne des 10 meilleures mines actuelles) :
37 pour passer le parc automobile en 100% hybride
54 pour passer le parc automobile en 100% électrique
194 pour décarboner toute la consommation électrique
L’usage du cuivre explose, porté par la multiplication des véhicules électriques, des systèmes de recharge, des réseaux intelligents et des infrastructures numériques dans les pays des Nords et une forte demande de cuivre dans les pays des Suds pour le développement de leurs infrastructures et l’électrification des transports. La demande mondiale en cuivre atteint donc 130% des ressources identifiées (montrant l’importance de la production secondaire pour le recyclage), et l’extraction atteint 89 % des ressources identifiées [WEB-HAC-2020].
L’effet rebond lié à l’innovation accroît encore la consommation plutôt que de la réduire. Bien que le recyclage progresse, il reste incapable de compenser une demande en croissance rapide, notamment en raison de la longue durée de vie des équipements qui retarde le retour du métal dans le cycle.
Les choix favorisés dans ce scénario impliquent l’exploitation de tous les gisements économiquement intéressants sans prendre en compte les externalités environnementales et sociales sur les populations locales. Cela dit, le développement du numérique, notamment grâce à l’intelligence artificielle, permet d’améliorer l’efficacité environnementale de l’exploitation minière et d’optimiser la recherche de nouveaux gisements.
3.4 Impacts attendus
Impacts pressentis du déploiement visé ( impacts qui peuvent intervenir au niveau de extraction/ transformation/ distribution/ utilisation/ fin de vie/ recyclage)
Impacts attendus
Dans un scénario fondé sur l’électrification massive et une économie fortement décarbonée, la demande en cuivre atteint des niveaux inédits. L’ouverture d’un grand nombre de nouvelles mines devient indispensable pour soutenir la croissance des véhicules électriques, des réseaux énergétiques et des capacités de stockage. Ces gisements étant de plus en plus profonds et moins concentrés, leur exploitation devient plus énergivore, plus coûteuse et beaucoup plus consommatrice d’eau, aggravant les pressions locales sur les écosystèmes et les ressources hydriques.
L’ensemble de cette filière repose en outre sur une capacité mondiale de raffinage déjà saturée et très majoritairement contrôlée par la Chine, ce qui crée une vulnérabilité géopolitique majeure : toute tension diplomatique ou mesure protectionniste peut perturber l’approvisionnement mondial. Les chaînes de distribution deviennent elles-mêmes plus instables, marquées par des rivalités commerciales croissantes et des risques d’interruptions.
Si certains considèrent que l’augmentation d’une industrie minière durable pourrait permettre un développement économique des pays du Sud global [ART-CAT-2024], il est aussi très probable que cet extractivisme s’accompagne, comme à l’heure actuelle, de conflits territoriaux, de néocolonialisme et d’inégalités sociales et internationales.
L’impact global de ce scénario est donc très important : il combine pressions environnementales fortes, tensions sociales dans les zones d’extraction, risques géopolitiques liés au raffinage et volatilité accrue des prix, faisant du cuivre un point de fragilité majeur de la transition technologique à grande échelle.
L’ensemble de cette filière repose en outre sur une capacité mondiale de raffinage déjà saturée et très majoritairement contrôlée par la Chine, ce qui crée une vulnérabilité géopolitique majeure : toute tension diplomatique ou mesure protectionniste peut perturber l’approvisionnement mondial. Les chaînes de distribution deviennent elles-mêmes plus instables, marquées par des rivalités commerciales croissantes et des risques d’interruptions.
Si certains considèrent que l’augmentation d’une industrie minière durable pourrait permettre un développement économique des pays du Sud global [ART-CAT-2024], il est aussi très probable que cet extractivisme s’accompagne, comme à l’heure actuelle, de conflits territoriaux, de néocolonialisme et d’inégalités sociales et internationales.
L’impact global de ce scénario est donc très important : il combine pressions environnementales fortes, tensions sociales dans les zones d’extraction, risques géopolitiques liés au raffinage et volatilité accrue des prix, faisant du cuivre un point de fragilité majeur de la transition technologique à grande échelle.
3.5 Synthèse "Demain et ailleurs"
Synthèse pour le scénario étudié
Dans une trajectoire fondée sur l’électrification massive et une croissance technologique continue, le cuivre devient un matériau stratégique central de la transition. La demande augmente fortement avec la généralisation des véhicules électriques, l’extension des réseaux intelligents, l’essor du stockage d’énergie et la croissance rapide du numérique. Malgré le développement des énergies renouvelables, le nombre de kilomètres parcourus par personne continue de croître, entraînant un effet rebond qui amplifie les besoins en infrastructures et en métaux.
Les réserves connues, estimées entre 2800 et 6600 Mt, ne suffisent pas à couvrir une demande qui pourrait atteindre 102 Mt par an d’ici 2050. Pour électrifier totalement les parcs automobiles ou décarboner l’ensemble du système électrique mondial, des dizaines à des centaines de nouvelles mines doivent être ouvertes, avec des gisements plus pauvres, plus difficiles d’accès et dont l’exploitation est donc plus énergivore. L’exploration s’intensifie pour identifier de nouveaux gisements, tandis que l’IA optimise l’exploration, les procédés d’extraction et les flux industriels.
Cette trajectoire comporte de fortes inégalités d’accès aux ressources : les pays du Nord maintiennent une consommation élevée, alors que les pays du Sud subissent les impacts de l’extractivisme et les tensions territoriales. La dépendance au raffinage chinois représente une fragilité majeure, accentuant les risques de ruptures d’approvisionnement et de protectionnisme. Bien que le recyclage progresse, il reste largement insuffisant pour compenser la croissance rapide des usages.
L’impact global est très élevé : pressions environnementales intenses, conflits d’usage des terres, hausse de la consommation d’eau, volatilité des prix et dépendances géopolitiques accrues.
Les réserves connues, estimées entre 2800 et 6600 Mt, ne suffisent pas à couvrir une demande qui pourrait atteindre 102 Mt par an d’ici 2050. Pour électrifier totalement les parcs automobiles ou décarboner l’ensemble du système électrique mondial, des dizaines à des centaines de nouvelles mines doivent être ouvertes, avec des gisements plus pauvres, plus difficiles d’accès et dont l’exploitation est donc plus énergivore. L’exploration s’intensifie pour identifier de nouveaux gisements, tandis que l’IA optimise l’exploration, les procédés d’extraction et les flux industriels.
Cette trajectoire comporte de fortes inégalités d’accès aux ressources : les pays du Nord maintiennent une consommation élevée, alors que les pays du Sud subissent les impacts de l’extractivisme et les tensions territoriales. La dépendance au raffinage chinois représente une fragilité majeure, accentuant les risques de ruptures d’approvisionnement et de protectionnisme. Bien que le recyclage progresse, il reste largement insuffisant pour compenser la croissance rapide des usages.
L’impact global est très élevé : pressions environnementales intenses, conflits d’usage des terres, hausse de la consommation d’eau, volatilité des prix et dépendances géopolitiques accrues.
Partie 3 (ouvertures)
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